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Sécurité électrique : Le Maroc sur la voie d’assurer sa souveraineté énergétique


Rédigé par Yassine Elalami le Jeudi 22 Septembre 2022

Altérée par les répercussions de la Covid-19, la reprise économique mondiale a été accompagnée par la hausse des prix des énergies. Afin de faire le point sur la sécurité énergétique au Maroc, le Groupe « Le Matin » a organisé, le 20 septembre, une « Matinale ».



Sécurité électrique : Le Maroc sur la voie d’assurer sa souveraineté énergétique
Après la crise sanitaire qui a bouleversé le contexte et les conditions de l’économie mondiale, celle russo-ukrainienne est venue ancrer ce bouleversement. Un concours de circonstances qui a donné lieu à une conjoncture rude, marquée par une inflation galopante. Les nouvelles conditions ont mis à nu la faiblesse de plusieurs pays importateurs de l’énergie. Situation qui, selon les spécialistes, met en question le sujet de l’approvisionnement en énergie.

Ce sujet a fait l’objet de débat lors de la Matinale organisée, le 20 septembre, par le Groupe « Le Matin », en partenariat avec l’entreprise« Eaton », spécialisée dans les systèmes électriques et hydrauliques, sous le thème : « Quel modèle pour sécuriser l’approvisionnement des acteurs économiques ? ». Dans son mot d’ouverture, le Président du Groupe « Le Matin », Mohammed Haitami, a reconnu le caractère complexe de l’approvisionnement en énergie, indiquant que « c’est pour cela que nous avons décidé d’axer cette Matinale sur l’énergie électrique et le modèle pour sécuriser l’approvisionnement des acteurs économiques ».

L’approvisionnement en énergie au Maroc : une réalité prometteuse

Selon l’ONEE, le volume de la production nationale de l’énergie électrique s’est renforcé de 3,2% au terme du premier semestre 2022, faisant suite à une hausse de 2,2% au deuxième trimestre de la même année et de 4,2% à son premier trimestre. Cette amélioration, à fin juin 2022, découle notamment de l’accroissement de la production de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) de 31,6% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 10%, atténuée par le retrait de la production privée de 4,7%.

Malgré une amélioration remarquable au niveau de la production nationale en énergie électrique, les efforts se poursuivent pour donner les bons résultats attendus. En effet, l’Institut de Recherche en Energie Solaire et en Energies Nouvelles (IRESEN) a annoncé, le 14 du mois en cours, avoir achevé l’installation de son premier système de production d’hydrogène vert à l’échelle micropilote, dans le cadre de son projet « Power-to-X μPilot ». Il s’agit d’un électrolyseur d’une capacité de 20 kilowatts (kW), couplé à des panneaux solaires photovoltaïques (PV), qui sera testé sous charge variable d’électricité renouvelable.

« Aujourd’hui, en Europe, 1000 KW se négocient à 1000 euros, l’équivalent de 10 DH pour un seul KW, sans mentionner les frais annexes qui pourraient augmenter le prix jusqu’à 20 DH. Nous assistons à une situation exceptionnelle, cela est dû à la non-anticipation de la guerre russo-ukrainienne qui a entraîné l’arrêt des centrales nucléaires et à charbon pour des contraintes préalablement indiquées », relève, lors de la Matinale, Ali Elharati, Président de la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC).

Energies électriques : quelles perspectives pour le Maroc et l’Afrique

Malgré ses répercussions sur l’économie nationale et mondiale, « la pandémie nous a amenés à repenser notre modèle de développement, la crise ukrainienne a aussi accéléré la démarche », souligne, pour sa part, Nasma Jroundi, experte en développement durable, énergie et climat. Elle a décrété par la suite que le temps est venu pour « mettre en question notre modèle et notre souveraineté énergétique, moins dépendre des importations des énergies fossiles et profiter du potentiel extraordinaire que nous possédons en terme d’énergies renouvelables ».

Lors de la deuxième édition de la Conférence des pays membres du bassin sédimentaire (MSGBC Oil, Gas & Power), la Directrice générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a souligné que grâce à la vision de Sa Majesté le Roi, le Maroc a amorcé depuis le début du 21ème siècle une période marquée par de grandes réalisations d’infrastructures et de plusieurs projets structurants, notamment dans les domaines de l’électrification, du transport et des énergies renouvelables.

Dans ce sens, elle a indiqué que le programme d’électrification rurale généralisé constitue un exemple de réussite à partager en Afrique, ajoutant que ce programme a permis d’atteindre, jusqu’à aujourd’hui, un taux d’électrification de plus de 99% contre 18% seulement en 1995, à la faveur de la stratégie mise en place à cet égard par l’Office national d’électricité.

Plus d’efforts à déployer au niveau de la formation

Si les spécialistes estiment que le Maroc est dans le bon chemin au niveau de la production énergétique, la réalité semble moins prometteuse quand il s’agit de la formation des cadres du domaine. « Le Maroc est en retard en matière de formation, il faut former nos sources ouvrières, et même nos ingénieurs afin qu’ils deviennent capables d’accompagner le développement que connaît le secteur énergétique au niveau national », indique Nasma Jroundi, tout en signalant que « les instituts de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (IFMEREE) ont pris énormément de retard ». Et d’ajouter que « Le Maroc doit en avoir trois (instituts), celui d’Oujda est opérationnel, celui de Tanger vient d’ouvrir ses portes, mais qu’en est-il du projet de Settat ? ».

Il convient de noter que les IFMEREE ont pour principale mission de contribuer, de façon concrète, à la réussite de la stratégie énergétique nationale, en mettant à la disposition du secteur des énergies renouvelables les compétences dont il a besoin pour son développement.

A cet égard, les IFMEREE doivent assurer des cursus de formation initiale de techniciens spécialisés dans les métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, des sessions de formation continue et de perfectionnement au profit des salariés des entreprises du secteur, et la participation aux travaux de recherche, essais de laboratoire, assistance technique, conseil, etc.



Yassine ELALAMI
 


L'OCP couvrira ses besoins grâce à l’énergie verte
 
L’OCP couvre actuellement 86% de ses besoins énergétiques grâce à l’énergie propre. D’ici 2028, le groupe compte atteindre le taux de 100%, en s’appuyant notamment sur une combinaison de procédés innovants, de mesures d’efficacité énergétique et de sources d’énergie renouvelables.

L’OCP, dont les activités se sont désormais élargies pour couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur des engrais, se veut leader dans la promotion de l’exploitation minière durable responsable et avec une empreinte carbone minimale. « Nous avons la responsabilité d’agir de la manière la plus durable possible. Notre objectif est de répondre à la demande croissante en phosphate tout en réduisant parallèlement notre impact environnemental », souligne l’Office.
 



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