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Actu Maroc

Sebta : Vox appelle à la suppression de l'Aïd al-Adha du calendrier de travail


Rédigé par Kawtar Chaat le Dimanche 19 Septembre 2021

Le parti d'extrême droite Vox poursuit sa campagne contre les musulmans de Sebta, appelant à retirer Aid Al-Adha du calendrier du travail, balayant d'un revers de la main le principe de la diversité.



Sebta : Vox appelle à la suppression de l'Aïd al-Adha du calendrier de travail
Les représentants du parti à l'Assemblée de la ville ont accusé à plusieurs reprises les députés musulmans d'être « pro-marocains ». Leurs déclarations étaient alignées avec celles du chef du parti, Santiago Abascal, qui les avait qualifiés de « chroniqueurs du Maroc » lors de sa visite dans la ville en mai dernier.
 
Vox lancé un nouveau combat contre les musulmans de la ville occupée de Sebta, en demandant désormais de retirer l'Aïd al-Adha, principale fête musulmane, prévue le 9 juillet, du calendrier de travail 2022 et de la remplacer par celle de San Daniel le 10 octobre, selon El Confidencial.
 
S'opposant à la demande du parti de l'extrême droite, Kissy Chandiramani, conseiller économique et députée locale du Parti populaire (PP), a affirmé que  l'amendement revendiqué par Vox vise à « faire passer une fête qui n’appartient ni à notre tradition, ni à notre culture, au lieu d'une fête qui trouve un cadrage indiscutable dans la culture occidentale et celle de Sebta ».
 
L'Aïd al-Adha a été inscrit dans les calendriers de travail de Sebta et Melillia il y a une dizaine d'années, avec l'aval de tous les partis politiques, à l'exception de Fox, qui n'était pas suffisamment représentatif.
 
A Sebta, les musulmans sont majoritaires, ils représentent plus de la moitié de la population estimée à 85 000 habitants de Ceuta. Par conséquent, il est logique que la principale fête musulmane soit incluse dans le calendrier de travail. Vox l'a accepté, bien qu'à contrecœur, en 2019 et 2020, mais s'y oppose maintenant. Cela révèle, selon EL Confidencial, la radicalisation dont ce parti fait preuve ces derniers mois dans ses débats à l'Assemblée de Sebta et qui ont parfois contraint Juan Jesús Vivas, président de Sebta, à suspendre la session plénière.