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Actu Maroc

"Relockdown" : Les Marocains entre la panique et la confusion


Rédigé par S.J le Lundi 27 Juillet 2020

La décision conjointe du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Santé concernant l’interdiction de déplacement de (et vers) plusieurs villes du Maroc a provoqué une grande panique et une psychose indescriptible parmi les marocains.



A peine quelques heures passées après l’annonce du «lockdown» des villes de Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, ce dimanche à partir de minuit, les rocades et les autoroutes sont prises d’assaut par les automobilistes. Pris de court, des milliers de marocains qui étaient en voyage ou en déplacement ont dû ranger leurs valises en catastrophe pour rejoindre les leurs ou pour regagner leurs villes de résidence.

La ville de Tétouan en début de soirée
La ville de Tétouan en début de soirée
«Nous recevons un flux incroyable», nous confie un caissier travaillant dans les péages de l’autoroute Casa-Rabat, précisant que «la tension monte chez les personnes qui sont en route vers Casablanca, croyant qu’ils seront bloqués aux portes de la ville au cas où ils dépassent minuit».

Pour les personnes n’ayant pas de voiture, nul ne connait leur sort. Une heure seulement après la fameuse annonce, les tickets étaient déjà «soldout», nous affirme un employé de l’ONCF. Même chose au niveau des gares routières, même si les prix ont légèrement augmenté, les tickets n’ont pas trainés. Cela dit, plusieurs internautes qui n’ont trouvé aucun moyen de se déplacer dénoncent largement la manière avec laquelle le gouvernement a pris cette décision de blocage.
 

Rappelons que les deux ministères affirment avoir pris cette décision au vu « de la hausse considérable, ces derniers jours, des cas de contamination au Covid-19 » et déclarent agir « dans le cadre du renforcement des mesures prises pour lutter contre la propagation de cette pandémie ». Ils déplorent aussi le « non-respect par la majorité des citoyens des mesures de prévention, en l'occurrence la distanciation sociale, le port du masque, l'usage des désinfectants, malgré leur disponibilité en grande quantité ».

Cette mesure d'interdiction comporte toutefois des exceptions. Les personnes nécessitant «des besoins médicaux urgents» ou celles «travaillant dans les secteurs public et privé munies d'ordres de mission délivrés par leurs responsables» pourront se déplacer «à condition d'obtenir une autorisation spéciale de déplacement délivrée par les autorités locales». Les déplacements liés au transport de marchandise et de denrées alimentaires ne sont pas non plus affectés par ces interdictions.