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Régions

Rabat-Salé / Embouteillages : que le meilleur… arrive à l’heure !


Rédigé par Achraf EL OUAD le Jeudi 21 Octobre 2021

A la fermeture de certains axes routiers menant au pont Hassan II, vient s’ajouter la suspension de la ligne du Tramway entre «Pont Hassan II» et «Place du 16 Novembre», en raison des travaux de construction d’une nouvelle trémie. Entre temps, une crise de circulation se fait étouffante.



Rabat-Salé  / Embouteillages : que le meilleur… arrive à l’heure !
En raison des travaux de réalisation de la trémie au croisement de l’avenue Hassan II et l’avenue Al-Alaouyine à Rabat, la société du Tramway Rabat- Salé (STRS) a annoncé que le service sur les lignes de tramway entre les stations “Pont Hassan II” et “Place du 16 Novembre” sera temporairement interrompu du 19 octobre au 04 novembre 2021.

Après un mardi 19 et mercredi 20 ayant connu une circulation plus ou moins fluide puisqu’il s’agissait de jours fériés, ce jeudi 21 octobre a constitué la réelle épreuve et l’image nette de ce que le trafic vivra dans les deux semaines à venir. En fait, la situation ne cesse de se compliquer.

Les automobilistes qui empruntent chaque jour le pont Hassan II reliant Rabat et Salé pour rejoindre leurs lieux de travail ou pour déposer leurs enfants dans les écoles se plaignent de l’embouteillage étouffant causé par les travaux les empêchant d’arriver à l’heure.

Certains automobilistes, bloqués jeudi matin pendant des heures dans les bouchons qui vont de Bab Lamrissa jusqu’à la Place du 16 Novembre, estiment que cette crise aurait pu être évitée si les travaux avaient été lancés pendant l’été lorsque les élèves étaient toujours en vacances.

Les automobilistes de la capitale devront endurer ces embouteillages pendant au moins deux mois, selon la commune de Rabat. Quant au Tramway, conçu il n’y a pas longtemps comme le moyen de transport le plus ponctuel, il a perdu, à partir de jeudi matin, son privilège. En fait, après l’interruption temporaire de sa ligne entre les stations “Pont Hassan II” et “Place du 16 Novembre” en raison desdits travaux, ce moyen de transport, mis à l’abri de tout embouteillage ou blocage de trafic, souffre d’un encombrement sans précédent.

Outre ses passagers habituels, plusieurs d’autres citoyens, notamment les automobilistes ou les passagers des grands taxis, ont opté, depuis le début des travaux, pour le Tramway en tant que moyen de transport rapide et ponctuel.

Cet afflux massif a engendré un grand encombrement devant les stations où des épaules robustes sont le seul moyen pour se procurer quelques centimètres à l’intérieur du Tramway. Les plus chanceux qui ont gagné la bataille devant la porte du Tram, passeront au deuxième stage du jeu. Un cheminement piéton, de 6 mètres de largeur, mis en place par la STRS reliant les deux stations en question.

Deux foules de centaines de personnes marchant dans les deux sens et se croisant au milieu du chemin. Ceci dit, qu’en est-il de la ‘’distanciation sociale’’ ?

Achraf EL OUAD


Grands taxis, un autre délire

Déjà agacés par les décisions limitant la capacité dans les transports publics à 75% et qui, selon eux ne s’appliquent que sur les grands taxis, les chauffeurs souffrent également ces derniers jours de l’embouteillage dans les axes routiers menant au pont Hassan II.

« Avant le début des travaux, je pouvais faire le trajet de Laqwass (Salé) à Bab Chellah aller-retour en moins de 45 minutes, aujourd’hui il m’a fallu plus de deux heures et demie pour parcourir le même trajet pour gagner 3 dirhams », nous a confié un chauffeur de taxi ajoutant que « le blocage que connaît le trafic récemment a poussé les gens à éviter les voies routières, le Tramway est désormais privilégié. De plus, les propriétaires de taxis refusent de baisser le montant de la recette journalière, on ne gagne plus rien ! ».