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Régions

Rabat : Mise en place d'un référentiel national pour la restauration du patrimoine bâti


Rédigé par S.M le Jeudi 22 Octobre 2020

La Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel de Rabat, a organisé en collaboration avec le Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et la Wilaya de la Région de Rabat Salé Kénitra, jeudi 22 octobre, une rencontre scientifique sous le thème : « Le patrimoine historique, quel référentiel de restauration?».



En vue de mettre en place un référentiel national, les intervenants ont souligné la nécessité d'élaborer une charte nationale de restauration du patrimoine bâti et de recourir à la digitalisation des sites et bâtiments à haute valeur patrimoniale.

Ils se sont, attardés sur l'impératif d'assurer la traçabilité des interventions sur le patrimoine, à travers la mise en place d'un «livret de santé» des biens inscrits ou classés, de renforcer les centres de formation dédiés aux métiers de la restauration et de mettre en place un système de qualification des intervenants dans le domaine de la restauration du patrimoine.

Le secrétaire général de la Fondation pour la sauvegarde du patrimoine culturel de Rabat, Karim Tajmouati a indiqué que cette rencontre intervient environ trois mois après la tenue de la journée consacrée au lancement du processus de mise à jour du plan de gestion de «Rabat, capitale moderne et ville historique : un patrimoine en partage».

Il a rappelé que cette journée avait permis aux différents acteurs de débattre des conclusions de l'évaluation du premier plan de gestion et d’enclencher le processus de concertations autour de sa mise à jour à l'horizon de 2025. «Le souci aujourd'hui est de transmettre le patrimoine culturel aux générations futurs, en préservant sa charge historique et spirituelle et d'aboutir à des process communément admis, matérialisés par une réglementation méthodologique formalisée», a-t-il expliqué.  
Pour sa part, la directrice du bureau de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) à Rabat et représentante de l'UNESCO pour le Maghreb, Golda El Khoury a précisé que le concept de restauration est en évolution, parce qu'il dépend de plusieurs facteurs historique, culturel, politique et économique.

«Restaurer est un concept important qui ne consiste pas à faire une copie conforme de ce qui existe déjà, mais à protéger les sites et la valeur que les citoyens leur donnent, en prenant en considération les nouvelles réalités, le contexte et les éléments disponibles pour la restauration», a-t-elle indiqué.

La responsable onusienne a, également, mis l'accent sur la Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel qui a permis aux pays de se pencher différemment sur les témoignages de leurs histoires, en apportant un éclairage novateur sur ce que peut être le patrimoine, favorisant ainsi l’évolution des pensées et des écoles en matière d'intervention en la matière.

Au menu de cette rencontre figurent deux panels, le premier par visioconférence depuis Paris (France) intitulé «L'expérience internationale en matière de restauration du patrimoine bâti", auquel prendront part des experts en la matière pour discuter, notamment des «Théories et doctrines de la restauration du patrimoine bâti" et de "La reconstruction à l'identique et la restauration de Notre Dame de Paris».

Le second panel, placé sous le thème «L'expérience marocaine en matière de restauration du patrimoine bâti», est organisé en présentiel depuis Rabat et traitera de nombreuses thématiques liées à «La restauration d'Al Quaraouiyine de Fès», «La restauration des tombeaux Saadiens de Marrakech», «La restauration des Kasbahs et Ksours: l'expérience du CERKAS» et «La restauration de la médina de Rabat », entre autres.