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International

Présidentielle française : Un 1er tour de la droite à son extrême


Rédigé par La rédaction le Dimanche 10 Avril 2022

Les Français votaient hier dimanche pour choisir entre 12 candidats pour ce premier tour de la présidentielle.
Un scrutin marqué par un taux important d’indécis et une crainte d’abstentionnites.



Les bureaux de vote en France ont ouvert leurs portes hier dimanche matin, pour 48,7 millions d’électeurs appelés à voter pour le premier tour de l’élection présidentielle. La plupart des lieux de vote devaient rester ouverts jusqu’à 19 heures, à l’exception des grandes villes où les électeurs pourront glisser leur bulletin dans l’urne jusqu’à 20 heures, comme à Paris, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Nice ou encore Marseille. Les premières estimations des résultats seront connues à 20 heures.

De premiers électeurs ont commencé samedi à se rendre aux urnes, outre-mer et à l’étranger pour le premier tour de l’élection présidentielle, alors que la métropole devra attendre dimanche pour départager les 12 candidats, tenus à la plus grande discrétion jusqu’à la clôture du scrutin. Les différentes études tendent à montrer que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sont depuis plusieurs jours dans une dynamique de progression, réduisant substantiellement l’écart avec Emmanuel Macron qui est entré tard dans la campagne.

« Personne ne vote et tout le monde râle »

Mais l’abstention, combinée à l’indécision des électeurs, laisseraient quelque peu les jeux ouverts. Car l’énorme inconnue de cette 11è élection présidentielle au suffrage universel de la Ve République: le taux d’abstention. Plusieurs politologues craignent que le record du 21 avril 2002 (28,4%), le plus haut niveau jamais enregistré pour un 1er tour d’une élection présidentielle, puisse être battu, soit bien plus qu’en 2017 (22,2%) qui n’était déjà pas un bon millésime.

L’autre inconnue de ce premier tour est le taux important d’électeurs indécis, qui fait peser une incertitude «non négligeable » à la sortie des urnes. D’après Le Figaro, « 29% des Français qui se disent certains d’aller voter ne savent pas encore pour qui ou peuvent changer d’avis ».

« Autour de moi, personne ne vote et tout le monde râle », se désolait sur un marché parisien Christine Mazaud, une retraitée de 75 ans. Selon le quotidien Le Monde, « 60% des 18-24 ans et 55% des 25-34 ans se disent certains d’aller voter, quand ils sont 77% entre 60 et 69 ans et plus de 80% pour les 70 ans et plus ».

« Ce qui pénalise au premier chef Jean-Luc Mélenchon, puisque les catégories d’âge qui votent le plus pour lui sont les 18-24 ans et les 25-34 ans. En revanche, Emmanuel Macron fait ses meilleurs scores chez les plus de 60 ans et bénéficie ainsi d’un socle qui paraît solide », poursuit le journal.

« Sur les raisons qui les poussent à ne pas voter, les personnes interrogées mettent en avant deux explications : l’absence de nouveauté dans les propositions des candidats, et l’absence de suspense sur l’issue du scrutin », note France Inter.

« En cas de second tour Macron/ Le Pen, l’abstention grimperait à 32%, et à 36% dans le scénario d’un duel Macron/ Mélenchon », selon le même média.

La drôle de campagne

Pour Bruno Jeanbart, vice-président de l’institut de sondage OpinionWay, il existe aussi bien des raisons conjoncturelles que structurelles à cette abstention sui se dessine : « On a eu une campagne qui a eu du mal à démarrer, ralentie par une vague de covid, puis la guerre en Ukraine et un président de la République qui n’était pas candidat, laissant le débat tourner en rond entre ses adversaires ».

« Structurellement, il y a un décrochage des électeurs vis-àvis du vote et de son utilité. Il y a un sentiment que le vote ne change pas les choses, probablement renforcé par la période : un virus qui arrive de Chine ou une décision du président russe auraient plus de conséquences sur leur vie que l’élection d’un président », explique Bruno Jeanbart.

«Nous avons connu une étrange campagne qui s’est déroulée en rupture avec tout l’imaginaire des présidentielles», explique à l’AFP Frédéric Dabi, directeur de l’Ifop. Une campagne «inédite» pour plusieurs raisons: la guerre en Ukraine qui l’a «anesthésiée», un «faible intérêt» qui tranche avec les élections précédentes, et l’absence de «l’habituelle confrontation des projets» entre les candidats en lice. Pour conjurer l’indécision et l’abstention, les candidats se sont démultipliés la dernière semaine de campagne: derniers grands meetings, exposition médiatique, ultimes déplacements sur le terrain.

 


Les taux de participation à 12h

Les Français votaient dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle. À Paris, le taux de participation s’élève à 15,34% à 12h, d’après les chiffres officiels communiqués par le ministère de l’Intérieur. C’est en baisse de 8,9 points par rapport à 2017, où le taux était de 24,24% à cette même heure.

Dans le Rhône, le taux de participation au premier tour de l’élection présidentielle, ce dimanche, s’élève à 28,26% à 12h. Un chiffre stable en comparaison de 2017, à la même heure. Un taux en baisse de 0,02 points par rapport à 2017, où le taux était de 28,28% à cette même heure. Au niveau national, la participation s’élève à 25,48%. Lors de la précédente présidentielle, le 23 avril 2017, 28,54% des électeurs s’étaient rendus aux urnes à midi.
 








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