Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Monde

Palestine : Qui va arrêter l’occupant israélien ?


le Dimanche 15 Novembre 2020

Israël accélère sa cadence des arrestations de Palestiniens. A croire qu’elle veut enfermer toute la population palestinienne avant que le monde ne se réveille de son confinement.



Palestine : Qui va arrêter l’occupant israélien ?
Le mois dernier, les forces israéliennes ont arrêté au moins 446 Palestiniens, dont des dizaines d’enfants et de femmes, dont beaucoup ont été victimes de nombreuses violations de leurs droits, selon les rapports.

Des groupes de défense des prisonniers palestiniens et des organisations à but non lucratif ont déclaré dans un rapport conjoint qu’au moins 200 des personnes détenues en octobre venaient d’Al-Qods, a rapporté jeudi l’agence de presse officielle palestinienne Wafa. 244 autres Palestiniens ont été arrêtés par les forces israéliennes à travers les villes occupées de Cisjordanie de Hébron (al-Khalil), Ramallah, Bethléem et Jénine, Tulkarm, Qalqilya, Jéricho, Tubas et Salfit au cours de la même période. 

Au moins deux des détenus venaient de l’enclave palestinienne assiégée de la bande de Gaza. Les détenus comprenaient également 63 mineurs et 16 femmes. Plus tôt ce mois-ci, la Société des prisonniers palestiniens (PPS) a exprimé son inquiétude concernant l’état de santé des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, affirmant que des dizaines de détenus supplémentaires avaient été testés positifs pour le nouveau coronavirus. Il y a eu de plus en plus d’appels de groupes de défense des droits régionaux et internationaux, y compris le Forum Europal, pour faire pression sur le régime israélien pour qu’il fournisse aux prisonniers palestiniens une protection suffisante contre la pandémie Covid-19. Plus de 7000 Palestiniens seraient détenus dans des prisons israéliennes. Des centaines de détenus auraient été incarcérés dans le cadre de la pratique de la détention administrative, une politique en vertu de laquelle les détenus palestiniens sont maintenus dans des centres de détention israéliens sans procès ni inculpation. Les détenus palestiniens organisent régulièrement des grèves de la faim pour protester contre la politique de détention administrative et les dures conditions de détention dans les prisons israéliennes. 

Onze années de détention préventive
La détention administrative, qui est une forme d’emprisonnement sans procès ni inculpation, permet aux autorités d’incarcérer des Palestiniens jusqu’à six mois. La durée peut être prolongée un nombre infini de fois. Certains prisonniers palestiniens ont été détenus en détention administrative pendant jusqu’à onze ans.

La détention a lieu sur ordre d’un commandant militaire et sur la base de ce que le régime israélien qualifie de preuves «secrètes».

En novembre de l’année dernière, un rapport indiquait que les enfants palestiniens arrêtés par Israël avaient subi de nombreuses violations de leurs droits dès qu’ils avaient été emmenés de leurs maisons généralement tard dans la nuit dans des conditions difficiles.

Les violations se poursuivent, notamment des enfants interrogés dans de mauvaises conditions humanitaires.

Le rapport ajoute que les enfants arrêtés se voient refuser leur droit à l’éducation, une violation flagrante de la Déclaration des droits de l’enfant. Certains enfants se voient également refuser les visites familiales et les soins médicaux.

16.500 enfants palestiniens arrêtés depuis 2000
Les enfants palestiniens arrêtés sont parfois privés de nourriture et d’eau et subissent des coups, des insultes, des menaces et des intimidations, selon le réseau de presse palestinien Quds. Le réseau a ajouté que les enfants sont parfois obligés de se confesser et de payer des amendes élevées.

Israël aurait arrêté quelque 16.500 enfants palestiniens depuis le déclenchement de la deuxième Intifada (soulèvement) à la fin de 2000. En 2019, Abdul-Naser Farwana, un ancien prisonnier palestinien et chercheur à la Commission des affaires des détenus et ex-détenus, a déclaré dans une étude de 26 pages qu’au cours de la dernière décennie (2000-2010), au moins 700 cas d’arrestation avaient été documentés chaque année. 

Farwana a ajouté que le nombre de cas avait fortement augmenté pour atteindre 1 250 «au cours des huit dernières années».

Farwana a ajouté que tous les faits et statistiques confirmaient qu’il y avait une politique d’arrestation systématique adoptée par le régime israélien pour cibler les enfants palestiniens, et que le nombre d’enfants détenus avait augmenté régulièrement depuis 2000 et de manière significative depuis 2011.

Il a également révélé que depuis 1967, les forces israéliennes avaient arrêté quelque 50.000 enfants palestiniens, une politique adoptée contre les enfants palestiniens dans le but de détruire leur vie et leur avenir.

Depuis 2015, plusieurs fusillades ont également été documentées, montrant que les autorités israéliennes ciblaient délibérément des enfants, selon le réseau palestinien d’information Quds.

En mars 2019, l’agence des Nations Unies pour l’enfance, l’UNICEF, a déclaré qu’environ 40 enfants avaient été tués et des centaines d’autres blessés au cours d’une année de manifestations anti-occupation le long de la clôture qui sépare la bande de Gaza assiégée et les territoires occupés par Israël.

  


Dans la même rubrique :
< >