L'Opinion Maroc - Actuali
Consulter
GRATUITEMENT
notre journal
facebook
twitter
youtube
linkedin
instagram
search


L'Opinion

PIB : Au-delà de la guerre des chiffres…


Rédigé par Saâd JAFRI le Lundi 8 Avril 2024



PIB : Au-delà de la guerre des chiffres…
Depuis quelques années déjà, les prévisions économiques très disparates des différentes agences et institutions nationales et internationales font couler beaucoup d’encre. Cette année encore, les prévisions de croissance de Bank Al-Maghrib et celles du Haut-Commissariat au Plan ravivent le débat de qui a tort, qui a raison. Sauf que cette fois-ci, les statistiques d’Ahmed Lahlimi se montrent plus optimistes, estimant une croissance de l’économie nationale à +2,7%, en rythme annuel, alors que BAM s’attend à un PIB ne dépassant pas les 2,1% sur toute l’année.

Pour Monsieur tout-le-monde, la différence de 0,6% est souvent jugée insignifiante. Or, quand il s’agit du taux de croissance d’un pays comme le Maroc, c’est des dizaines de milliards de dirhams d’écart qui sont en jeu. C’est pour cette même raison que lesdits rapports suscitent souvent de grandes polémiques. 

Ce qui est certain, c’est que la crise économique mondiale, couplée aux tensions géopolitiques persistantes et leurs conséquences sur le commerce international, aura un impact sur la croissance mondiale, poussant les différentes institutions - dont la Banque Mondiale, le FMI, BAM, le HCP et même le gouvernement - à revoir leurs prévisions. D’autant plus que les estimations de ces dernières n’ont pas tenu compte des pluies qu’a connues le Royaume durant ce dernier mois, et qui auront certainement des effets significatifs sur les cultures printanières, augmentant ainsi la valeur ajoutée du PIB agricole.

Mais ce qu’il faut retenir surtout, c’est que malgré le déficit pluviométrique, l’économie nationale a pu tirer son épingle du jeu, principalement grâce aux performances des secteurs non-agricoles. Et bien que le HCP s’attend à une poursuite du repli des activités agricoles, ses prévisions de croissance demeurent positives, témoignant de la forte valeur ajoutée du secteur secondaire. L’économie des phosphates a certes un grand rôle à jouer là-dedans, mais il n’en demeure pas moins que les préparatifs pour la CAN 2025 et la Coupe du Monde 2030 commencent également à porter leur fruit.



Dans la même rubrique :
< >





🔴 Top News