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Régions

Occupation de l’espace public : Les habitants de Témara crient leur ras-le-bol


Rédigé par Z. S. le Mardi 21 Décembre 2021

A chaque quartier de la ville de Témara se trouvent des espaces occupés illégalement ne facilitant pas la circulation des piétons qui se voient obligés souvent d’emprunter une autre voie pour marcher. C’est le cas au quartier Rif II.



A Témara, les étals des marchandises et des magasins pullulent. Ce qui rend difficile de flâner convenablement dans ses rues. Des affiches de restaurants par-ci, des sèche-linge de coiffeurs par-là, des étals de fruits et légumes un peu plus loin. C’est à quoi ressemble le quartier Rif II de la ville, parmi tant d’autres.

Des comportements “inciviques et irresponsables” qui ne manquent pas de susciter l’indignation et la grande colère des habitants du quartier. Ceux-ci demandent l’intervention urgente des autorités afin qu’elles prennent les mesures nécessaires et qu’elles sanctionnent les contrevenants.

« Nous en avons marre. De nombreux obstacles sont érigés illégalement au bord des trottoirs de notre quartier, interdisant tout stationnement de voitures devant nos domiciles ou leurs commerces », s’indigne l’un des habitants du quartier, sur un ton de reproche, qui n’arrête pas de crier son mécontentement et son ras-le-bol vis-à-vis de cette occupation flagrante. Et de souhaiter que les autorités concernées de la ville se mobilisent pour enrayer ce phénomène.

« Ces infractions sont commises souvent sous le regard indifférent, voire consentant, des autorités locales. Pourtant, les caïds et les présidents des arrondissements ont la possibilité d’aller sur le terrain pour constater les anomalies et restaurer l’ordre », s’exclame un autre habitant, que nous avons croisé. De leur côté, les contrevenants font la sourde oreille aux doléances des habitants.

Un “virus contagieux”

Si certains commerçants se montrent “inciviques”, en ne laissant pas d’espace libre assurant l’accessibilité de l’espace public, notamment aux personnes handicapées et à mobilité réduite, d’autres commerçants s’y opposent. Tel est le cas d’un vendeur d’agrumes, pour qui « le quartier est rendu insalubre par les déchets et les panneaux de toute couleur et forme. Pire, ce comportement est contagieux. Les commerçants s’encouragent ainsi », constate-t-il.

Pour comprendre pourquoi l’ordre n’est pas établi dans plusieurs quartiers de Témara, nous sommes allés au contact des autorités compétentes. La présidente du Conseil de la Préfecture de Skhirat-Témara, Iâtimad Zahidi, nous confie que la gestion de ce dossier relève de la compétence propre de la commune de Témara avec les agents d’autorité. « Le conseil de la province n’a pas une marge directe sur cela », nous a-t-elle expliqué.

Au niveau du Conseil communal de la ville, l’occupation de l’espace public est un dossier sensible. « Le Conseil communal est en train d’élaborer sa propre politique pour endiguer ce phénomène », nous affirme une source bien informée. Et d’expliquer ce “retard” par l’investiture des membres du Conseil qui a eu lieu il y a plus de deux mois.

Pourtant la loi n°30-89 du 21 novembre 1989 relative à la fiscalité des collectivités locales et de leurs groupements portant sur l’occupation temporaire des domaines publics, est claire. Elle a bien pour objectif, entre autres, de décourager les commerçants à s’installer où bon leur semble en permettant au fisc de taper au portefeuille.


Z. S.


 


Exploitation de l’espace public : Les récentes règles

En vertu du projet de loi n°03.19 relatif aux occupations temporaires du domaine public, les occupations du domaine public sont, depuis mars dernier, soumises à un cahier de charge, avec une interdiction de l’autorisation temporaire de ce domaine pour la construction et l’exploitation des habitations et des chalets d’estivage.

Ce projet vise à assurer la protection nécessaire du domaine public et à mettre en place des règles qui prennent en compte les spécificités de ces biens et orientent vers une occupation optimale et rationnelle, en édictant des mesures de protection contre toutes sortes d’occupation illégale qui ne sont pas adaptées aux fins pour lesquelles elles sont autorisées.