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Monde

ONU : la CPI compte poursuivre ses enquêtes sur les crimes présumés commis en Libye


Rédigé par La rédaction avec MAP le Mercredi 11 Novembre 2020

La Procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a affirmé, mardi devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies, qu'elle compte poursuivre ses enquêtes sur les crimes présumés commis en Libye.



"Les victimes d'atrocités commises en Libye doivent être assurées que, nonobstant tout cessez-le-feu ou accord futur, les personnes présumées responsables de crimes graves relevant de la compétence de la CPI seront arrêtées sans délai et remises à la Cour pour faire face à des accusations pour leurs crimes présumés", a déclaré Mme Bensouda par visioconférence devant les membres du Conseil.

La Libye demeure une « situation hautement prioritaire » pour le bureau de la Procureure qui a assuré que son engagement à rechercher justice et responsabilité au nom des victimes reste « inébranlable ».

Selon la Procureure, les enquêtes de la CPI ont considérablement progressé ces six derniers mois. Deux missions d'enquête cruciales déployées en Libye ont permis de collecter des preuves supplémentaires concernant des crimes.

En juin, plusieurs fosses communes ont été découvertes dans la ville de Tarhunah et au sud de Tripoli. Jusqu'à présent, les rapports montrent que plus de 100 corps ont été retrouvés par les autorités impliquées dans l'exhumation des fosses. "De nombreux corps retrouvés avaient les yeux bandés et les mains liées", a précisé Mme Bensouda.

Le bureau de la Procureure a également reçu des informations crédibles indiquant une utilisation accrue contre les civils de mines et d’engins explosifs improvisés qui « auraient été placés dans les garages, les cuisines et les chambres des habitations ».

Mme Bensouda a déclaré que de nombreux civils qui sont rentrés chez eux après avoir fui les combats ont été tués ou blessés parce que leurs maisons étaient piégées par de tels dispositifs.

Rien qu’entre mai et juillet, au moins 49 personnes ont été tuées par des mines. « Le fait d’utiliser des mines et des engins explosifs improvisés pour attaquer sans discrimination des civils constitue un crime au regard du Statut de Rome », a rappelé la Procureure.