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Actu Maroc

OBG livre son bilan et s’accroche à la transformation digitale


Rédigé par Hajar LEBABI le Mardi 22 Juin 2021

Oxford Business Group s’est penché sur les Services Financiers au Maroc. Un rapport qui s’attarde sur les innombrables avantages et défis de ce secteur dans le Royaume.



Le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG) s’apprête à publier son tout dernier Focus Report consacré aux Services Financiers au Maroc. Réalisé en partenariat avec le Centre Monétique Interbancaire (CMI), et CFG Bank, ce nouveau volet dresse un état des lieux des services financiers marocains, se focalisant en particulier sur les développements observés au Maroc en matière de technologie financière et sur l’effet catalyseur de la crise du Covid-19 sur le secteur.

La création d’un écosystème financier numérique s’impose

Outre un panorama de la situation actuelle du secteur financier au Maroc, illustré par des chiffres-clés des différents segments du secteur, tels que la banque, la bourse ou encore les assurances, le nouveau rapport d’OBG contient des analyses et des entretiens réalisés auprès de personnalités incontournables. On y retrouve notamment une interview du Gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, ainsi qu’une interview de Mikael Naciri, le PDG du CMI, qui revient sur l’importance de la sensibilisation et de l’éducation financière des petites entreprises et des commerçants marocains.

La création d’un écosystème financier numérique constitue un objectif important de la stratégie marocaine afin d’atteindre une compétitivité plus importante et de se positionner en tant que centre financier majeur dans la région. La banque centrale marocaine Bank Al-Maghrib (BAM) s’attèle ainsi depuis plusieurs années à la promotion et au développement des moyens de paiement électronique.

La première startup fintech fournissant des services de paiement en ligne a été lancée en 2017, 4 opérateurs supplémentaires ont été approuvés par BAM en 2018 et elles sont aujourd’hui plus de 20. Bank Al-Maghrib a inscrit le développement et l’émergence des Fintechs parmi les piliers de sa stratégie digitale 2019-2022.

«Le Maroc dispose de l’infrastructure technique et technologique nécessaire au développement de nouvelles méthodes de paiement en accord avec les normes internationales. Les réformes législatives et les efforts déployés par la banque centrale Bank Al-Maghrib ont permis la création d’un écosystème reliant les banques et les organismes de paiement», a affirmé le PDG du CMI, Mikael Naciri.

En effet, si la majorité des paiements effectués au Maroc se fait toujours en espèces, la pandémie de Covid-19 a été un moment de transition pour les paiements digitaux et par internet, qui ont augmenté considérablement.

Les paiements en ligne ont par exemple enregistré une croissance de 30% au premier semestre de 2020 et les paiements sans contact ont augmenté de 700% au cours de la même période. La popularité nouvelle des paiements par carte devrait se confirmer à l’avenir. Des efforts de sensibilisation seront certes nécessaires pour développer ces nouvelles technologies, mais l’adoption de ces dernières au cours de la pandémie a montré que le Maroc dispose de nombreux atouts pour faire croître le secteur.

« La pandémie de Covid-19 a été très difficile à bien des égards, mais elle a également mis en évidence la capacité du système bancaire marocain à s’adapter à tous les défis. L’utilisation de la technologie financière a facilité la minimisation de l’impact de cette crise et l’ouverture de nouvelles opportunités », a dit Driss Benchaffai, Directeur Général de CFG Bank à OBG.

Des défis majeurs freinent la progression

Si le secteur a de beaux jours devant lui, avec notamment le développement du e-commerce, du paiement mobile et des portefeuilles électroniques, trois grands défis freinent sa progression et devront être surmontés, à savoir un rythme de mise en place des infrastructures proposées trop lent, un accès des start-ups au capital peu aisé ainsi qu’un développement du cadre juridique et réglementaire appliqué au secteur, qui reste à ce jour au stade embryonnaire.

Bernardo Bruzzone, Directeur Éditorial Afrique d’OBG, s’est félicité de la parution de ce nouveau rapport sectoriel, qui fournit aux investisseurs des informations clés sur un secteur en pleine croissance au Maroc.

« La crise du Covid-19 a montré que le Maroc était prêt à passer à la vitesse supérieure en matière de digitalisation des services financiers. Les efforts déployés par les pouvoirs publics, l’accélération de la mise en place de solutions fintech par les acteurs économiques, notamment en ce qui concerne les paiements en ligne, et une population de plus en plus à l’aise avec les technologies digitales, sont autant d’atouts que le pays saura mettre à profit pour consolider la transformation engagée, créer de nouvelles opportunités et réaliser pleinement l’objectif de davantage d’inclusion financière qu’il s’est fixé dans le cadre de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière lancée en 2019 par Bank Al-Maghrib. »

Oxford Business Group (OBG) est un cabinet d’intelligence économique et de conseil présent dans plus de trente pays d’Asie, d’Afrique, du Moyen-Orient et des Amériques. La firme produit de l’information stratégique sur les marchés ayant démontré un taux de croissance parmi les plus rapides au monde, afin d’aiguiller les décisions commerciales et d’investissement.

À travers sa gamme de produits - veille économique (Economic News &Views, sondages OBG CEO Surveys ; événements et conférences ; capsules vidéo exclusives), Global Platform, publications annuelles : The Report, et sa division-conseil, OBG développe des analyses exhaustives et précises de l’évolution macroéconomique et sectorielle.

Ces produits d’intelligence économique sont diffusés via différentes plateformes permettant à OBG de joindre ses abonnés directs, ainsi que les abonnés de Dow Jones Factiva, Bloomberg Professional Services, Eikon de Refinitiv (anciennement Thomson Reuters), Factset, et plusieurs autres.
Hajar LEBABI

Repères

La Banque Mondiale débloque 450 millions de dollars pour le Maroc
Le Maroc a pu décrocher un prêt de 450 millions de dollars auprès de la Banque Mondiale. Un prêt destiné à soutenir l’élan des récentes réformes initiées par le Royaume en vue d’accroître l’accès du public aux services financiers et numériques. Il s’agit du deuxième d’une série de trois financements destinés à la politique de développement de l’inclusion financière et numérique (DPF). Il vise entre autres à étendre la disponibilité des services financiers et des infrastructures numériques pour les particuliers et les entreprises, ainsi qu’à améliorer l’inclusion financière et l’entrepreneuriat numérique.

Un nouveau Master au service du domaine financier et médical

Pour soutenir la R&D dans le domaine financier et médical, les Universités Al Akhawayn et Mohammed VI Polytechnique vont lancer conjointement un Master devant renforcer l’offre de formation en Big Data, transformation digitale et Fintech. Concrètement, ce Master ambitionne de former des futurs spécialistes en mesure de concevoir, élaborer et livrer des modèles IA sophistiqués à partir des big data pour les besoins croissants de plusieurs industries nationales.

Le Maroc participe au plus grand Salon européen de l’Innovation
VivaTech, le plus grand Salon européen de l’Innovation, s’ouvre officiellement, ce jeudi à Paris, avec la participation de plusieurs pays - dont le Maroc - et de prestigieuses organisations telle que l’UNESCO. Le Maroc est représenté à ce grand rendez-vous mondial des startups et des leaders de l’innovation notamment par l’Université Polytechnique Mohammed VI et l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), selon les organisateurs.

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