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Métiers de demain : Les universités marocaines se piquent de numérique


Rédigé par Malak EL ALAMI Jeudi 16 Novembre 2023

« Former 22.500 lauréats en filières numériques par an d’ici 2027 », le défi est grand mais l'enjeu vaut le coup d'essai, selon le trio Miraoui, Mezzour et Lekjaa, qui vient de signer une convention, mercredi 15 novembre, pour le renforcement des talents digitaux au Maroc.



Face à une avalanche de nouveautés, le Maroc ne pouvait pas rester statique. S’adapter dans les métiers du numérique n’est donc pas simplement une option pour notre pays, c’est le cœur même d’une voie de croissance socio-économique. Et c’est encore plus vrai quand notre nation ressort un besoin d’environ 15.000 profils spécialisés en technologies numériques par an, lequel est évoqué dans le rapport du Nouveau Modèle de Développement, qui appréhende le numérique comme un véritable levier de changement et de développement. Ce besoin pourrait atteindre plus de 50.000 d’ici 2030, selon la même source.

Si, hier, une innovation marquait une décennie, aujourd’hui, les révolutions technologiques sont presque annuelles. Par les temps qui courent, le secteur numérique devrait bien évidemment employer un bon nombre de profils talentueux, du simple fait que les entreprises marocaines et étrangères, les banques et sociétés financières, les administrations publiques, ont reçu un coup d’accélérateur avec la transformation digitale. De même pour plusieurs secteurs impactés par cette digitalisation, c’est le cas, à titre d’exemple, de l’outsourcing qui emploie près de 130.000 personnes au Maroc, comprend plus de 1.200 entreprises, générant 15,7 milliards de dirhams de chiffre d'affaires à l’export en 2022.

A vrai dire, le Maroc dispose de tous les moyens qui en font un pôle dans le secteur numérique : une jeunesse talentueuse, créative et multilingue, ainsi qu’une grande proximité des marchés européen, indien et américain. Or, pour y arriver, le Maroc doit se transformer en un pôle de compétences et de savoir-faire numérique, en misant notamment sur le volet « formation et recherche ». C’est l’essence même d’une convention qui a été signée mercredi 15 novembre à Rabat, en vue de consolider et mettre en place de nouvelles offres de formation universitaires en numérique au niveau de toutes les universités publiques marocaines, et ce, à l’horizon 2027.

Porter le nombre de lauréats, estimé actuellement à 8000 dans les différents cycles de formation, à 22.500 lauréats d’ici 2027, tel est l’objectif de ce pacte, qui prévoit également le lancement  de nouvelles formations numériques au niveau de 12 universités à travers les régions du Royaume, y compris  144 filières nouvelles en matière d’analyse de données, de technologies numériques, de cyber-sécurité, de développement de programmes, de métadonnées, d’Intelligence Artificielle (IA) et autres.

Ladite convention a été paraphée par la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Ghita Mezzour, le ministre chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraoui, en présence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch et de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah.

Elle établit également le cadre général, le budget alloué, les ressources humaines et les modalités de mise en œuvre du projet de renforcement des effectifs des inscrits et des diplômés en numérique dans les universités publiques marocaines (niveaux Bac+2: DUT, Bac+3 : Licence et Bac+5 : Master et Diplôme d’Ingénieur) pour la période 2023-2027.

Afin d’ancrer « une adaptabilité au numérique », la convention mise ainsi sur des approches nouvelles d’enseignement qui promeuvent l’innovation pédagogique et le Learning By Doing. « Les jeunes diplômés auront d’importantes perspectives au marché du travail et contribueront à l’accélération de la transition numérique et du développement de l’économie numérique nationale », a affirmé la ministre Ghita Mezzour, dans une déclaration à la presse.

Pour sa part, le ministre de l’Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, a précisé que « ces programmes de formations auront un impact positif en matière de compétences », notant que l’objectif est de tripler le nombre d’étudiants formés dans le domaine des technologies. Rappelons, dans ce contexte, que le responsable avait évoqué la numérisation comme un important vecteur de lutte contre la pénurie des ressources humaines dans les universités marocaines, lors de son dernier passage à la Chambre des Représentants.

« La formation en numérique et en Intelligence Artificielle sont devenues obligatoires dans toutes les filières », a fait savoir le ministre, expliquant que la formation se fera également à distance afin de faire profiter le maximum d’étudiants.
 
 








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