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Régions

Meknès : Pour un plan de développement intégré et inclusif


Rédigé par Hassan BENMAHMOUD le Jeudi 25 Février 2021

La ville demeure confrontée à plusieurs défis sociétaux, économiques et spatiaux, malgré ses potentialités humaines, historiques, culturelles et touristiques.



Meknès : Pour un plan de développement intégré et inclusif
Cette situation s’est traduite par une perte de son attractivité et un ralentissement de sa capacité à créer de la richesse et de l’emploi. Et avec la conjoncture actuelle de crise sanitaire qui a impacté tous les secteurs, les problématiques risquent de s’accentuer, mettant à mal encore davantage le tissu économique de la cité ismaïlienne.

De ce fait, l’élaboration d’une stratégie de développement intégrée dans un cadre de concertation et de participation de tous les acteurs, est devenue une priorité pour mettre en convergence les différents programmes de développement.

Meknès souffre d’un manque de vision à partir de laquelle ressortent des axes stratégiques de développement et surtout d’établir un plan d’action prioritaire et un plan d’action moyen terme pour remédier aux dysfonctionnements qui hypothèquent l’avenir de l’agglomération. 

Il s’agit en premier lieu d’établir un diagnostic identifiant clairement les forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces pour tout le territoire de la préfecture, revisiter l’ensemble des documents et études existantes et d’identifier des projets prioritaires afin de redorer l’image de la cité ismaïlienne.

Avec un tissu industriel faible, au niveau touristique, le taux d’occupation est préoccupant et on ne dépasse pas en termes de nuitées, un jour et demie, avant la crise sanitaire. Si on ajoute les difficultés des bâtis menaçant ruine enregistrées, les habitats anarchiques, l’informel et certains phénomènes d’incivilité comme l’occupation du domaine public et même de vandalisme, on comprendra les contraintes et les défis à relever pour rendre la cité ismaïlienne plus attractive.

A cet égard, et afin d’assurer un décollage économique et social avec une ambition claire, il y a lieu, dans un premier temps, de doter la ville d’une vision globale permettant son ancrage dans une dynamique de développement durable et de lui garantir, en deuxième lieu, une attractivité et une cohérence. Ceci implique une analyse du territoire menée par tous les acteurs locaux afin de mettre en évidence les défis et les perspectives de développement à partir desquels la stratégie et les objectifs pourront être définis, et les priorités fixées d’un commun accord, ce que malheureusement ne réussit aucunement le conseil de la ville, trop sectaire pour s’ouvrir sur toutes les compétences. 

Un plan de développement devrait s’articuler sur l’identification des actions structurantes et invariantes que tous les intervenants sont appelés à mener dans le dessein de répondre aux enjeux de gouvernance et du service public et de mettre en exergue une transformation réfléchie et mobilisatrice des citoyennes et citoyens de Meknès. 

Le nouveau découpage régional et la mise en œuvre de la régionalisation avancée semble changer le curseur des priorités.

Un projet de développement a certes besoin d’une mobilisation de tous les acteurs, mais il a surtout besoin d’un accompagnement budgétaire pour combler les déficits et préparer le terrain aux investisseurs.

Et c’est justement le talon d’Achille de Meknès, surtout que le conseil commence à tout déléguer et à faire des concessions très controversées.

Hassan BENMAHMOUD