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Monde

Liberté d’expression : Pékin épingle Paris pour son «deux poids deux mesures» sur le droit à la caricature


le Vendredi 4 Décembre 2020

L’ambassade de Chine à Paris a pointé du doigt l’attitude de la France concernant le droit à la caricature, après un message posté sur Twitter par un officiel chinois.



Liberté d’expression : Pékin épingle Paris pour son «deux poids deux mesures» sur le droit à la caricature
La situation s’était tendue entre les deux pays, après un message diffusé sur Twitter par Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Ce dernier condamnait l’attitude des forces armées australiennes en Afghanistan, soupçonnées de crimes de guerre dans un récent rapport. L’officiel chinois accompagnait sa publication d’une œuvre de l’artiste Wuheqilin, montrant un militaire menacer un enfant d’un couteau, sur fond de drapeau australien.

Une illustration qui avait suscité l’indignation côté français, le ministère des Affaires étrangères dénonçant une image «choquante» et un commentaire «tendancieux», insultant pour les forces armées impliquées dans le conflit afghan. Une réaction aujourd’hui critiquée par Pékin, qui accuse la France d’un «deux poids deux mesures» sur le droit à la caricature, principe au cœur de l’actualité après la décapitation de Samuel Paty et les prises de position d’Emmanuel Macron à ce sujet.

« Des positions sans distinction de ce qui est juste et ce qui ne l’est pas»
«Un pays où le droit à la caricature est défendu à cor et à cri ne pourra-t-il pas tolérer le droit à la caricature d’un jeune peintre chinois? Où est la liberté d’expression dont on se vante? Au fond, c’est le “deux poids, deux mesures” qui fait que l’on prend des positions sans même distinguer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas», dénonce ainsi l’ambassade de Chine dans sa déclaration.

Rappelons que Canberra a admis récemment l’existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient «tué illégalement» au moins 39 civil afghans et non-combattants, après la publication d’une enquête menée pendant plusieurs années.

«Au peuple afghan, au nom de la force de défense australienne, je présente sincèrement et sans réserve mes excuses pour tout acte répréhensible de la part de soldats australiens», a déclaré le général Angus Campbell, recommandant des poursuites pour crimes de guerre.

Après les attaques terroristes du 11 septembre 2001, plus de 26.000 soldats australiens en uniforme ont été envoyés en Afghanistan pour combattre aux côtés des forces américaines et alliées contre les talibans, Al-Qaïda et d’autres groupes islamistes.

Les troupes de combat australiennes ont quitté le pays en 2013, mais depuis, une série de récits souvent brutaux ont émergé à propos de la conduite des unités d’élite des forces spéciales.

Les relations entre la Chine et l’Australie se sont envenimées ces derniers mois, Pékin en arrivant à frapper de sanctions commerciales plusieurs produits australiens, notamment le vin ou le bœuf. 

  


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