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Régions

Les mesures restrictives créent le chaos à Rabat


Rédigé par Hiba Chaker le Mercredi 4 Août 2021

Problèmes de transport, non-respect des mesures de précaution sanitaire, routes et gares ont été saturées à Rabat à cause de l’instauration d'un couvre-feu nocturne au niveau national à neuf heures du soir.



Le nouveau couvre-feu de 21h était annoncé 24 heures à l'avance. Mais en dépit de cela, hier à Rabat, les gens ont afflué massivement à la dernière minute devant les grands taxis, provoquant ainsi un chaos urbain apparemment mal anticipé par les décideurs régionaux. 

Face à la grande demande des citoyens, les taxis se sont faits très rares. Des queues d’une centaine de mètres décoraient le centre-ville de Rabat, notamment près de Bab-Chellah, dans une ignorance totale des mesures de protection sanitaire. Plusieurs taxieurs ont profité de la situation, avec la plus sale des manières, en demandant aux gens le double voire même le triple de prix. « On m’a demandé 25dh pour le trajet que je fais quotidiennement à 10dh, c’est inadmissible ! ». D’ailleurs, les bus ont arrêté leurs activités à 18h, ce qui a créé plus de demande sur les taxis. « Nous avons ras le bol de ces décisions à la dernière minute, c’est le simple citoyen qui doit payer le prix à chaque fois », crie une femme dans la file d’attente avec une voix accablée, « On ne communique pas avec nous, on nous explique pas l’utilité de ces décisions, qui pour nous ont plus d’impacts négatifs que positifs », se plaint un autre.

D’ailleurs, dans une scène des plus extraordinaires, le pont Hassan II entre Rabat et Salé a connu un afflux massif de citoyens qui ont préféré aller à pieds pour éviter les encombrements et gagner du temps.
 
Encore une fois, ces mesures drastiques prises par le gouvernement à la dernière minute ont engendré une vague de colère chez les citoyens et le désordre dans la ville.
 
Enfin, entre une situation épidémiologique de plus en plus grave et un chaos résultant des mesures restrictives, les autorités publiques se placent, une fois de plus, entre le marteau et l’enclume.