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Actu Maroc

Les marocains aspirent à des services publics de meilleure qualité


Rédigé par S.A le Mercredi 26 Mai 2021

Les personnes écoutées par la Commission Spéciale sur le modèle de Développement (CSMD), aspirent à des services publics de meilleure qualité, pour garantir l’égalité des chances et renforcer les capacités individuelles, indique cette dernière dans son rapport.



Acteurs politiques, organisations de la société civile et citoyens lambda attendaient de pied ferme le rapport sur le nouveau modèle de développement pour (enfin) connaitre les griefs des marocains. Celui-ci note que lors des séances d’écoutes et des visites de terrain organisées par les membres de la CSMD, les citoyens ont majoritairement exprimé des attentes dans les domaines suivants : la qualité des services publics, l’accès à des opportunités économiques et à l’emploi, et l’ancrage des principes de bonne gouvernance.
Les interlocuteurs de ladite Commission aspirent à des services publics de meilleure qualité, pour garantir l’égalité des chances et renforcer les capacités individuelles, et nourrir le sens du civisme et du bien commun, précise le rapport, soulignant qu’une volonté forte d’autonomisation a été exprimée «où les citoyens sont en mesure de prendre en charge leur destin et réaliser leur plein potentiel».
 
En matière d'éducation, thème qui concentre le plus d’attentes selon la Commission, l’accent est mis sur la réhabilitation de l’école publique, en améliorant substantiellement la qualité des apprentissages et leur adaptation aux besoins du marché du travail. Pour ce faire, il est important de rehausser les compétences pédagogiques des enseignants, en encourageant l’ouverture sur les langues étrangères, et en mettant en place un système d'orientation efficient pour maximiser les chances de réussite scolaire.
 
Au niveau de la santé, les citoyens exigent désormais une offre de soins de qualité accessible à tous, en termes de coût et de proximité, souligne la CSMD. Les attentes dans ce domaine portent sur le renforcement conséquent des effectifs du personnel médical et sur la répartition équitable des infrastructures de santé sur l’ensemble du territoire, pour résorber les disparités alarmantes relevées en la matière. S’agissant de la couverture sanitaire, sa généralisation bénéficie d’un large consensus, rappelle la même source, notant que la couverture médicale est considérée comme un droit fondamental.
 
S’agissant du transport et de la mobilité, les citoyens dénoncent la faible disponibilité et les difficultés d’accès aux services de transports, affirme le rapport. Les habitants de zones rurales et montagneuses déplorent leur enclavement, qui entrave leur capacité à développer des activités économiques viables. La faible connectivité et la faible disponibilité de transports spécialisés (scolaire, ambulances) amplifient en outre les difficultés d’accès aux services publics, déclarent les marocains. En milieu urbain, la faible disponibilité de transports publics, accessibles, denses et sécurisés, est présentée par les femmes et les jeunes notamment comme une barrière à leur mobilité et à leur inclusion.
 
Dans le domaine de la culture et plus largement des loisirs d’épanouissement, les jeunes en particulier appellent à la valorisation et à la multiplication des espaces dédiés à l'expression culturelle et artistique, et des infrastructures et activités sportives, indique la Commission. La culture accessible à tous est considérée non seulement comme source d'épanouissement individuel mais aussi comme condition nécessaire à la construction d’une société démocratique et d’un vivre ensemble harmonieux, respectueux de la richesse et de la diversité culturelle du Maroc. Les entrepreneurs culturels auditionnés ont aussi insisté sur le fait que la culture peut devenir un secteur important de création d’emplois et de richesse.
 
Les écoutes font également ressortir une demande d’élargissement des voies de participation, en particulier au niveau local et territorial, indique la CSMD. Les citoyens souhaitent avoir davantage d’opportunités pour participer directement au développement de leur environnement, précise la même source, et ce, à travers des mécanismes d’écoutes, des plateformes numériques, et des mécanismes accessibles de recours, comme ils appellent à être davantage consultés et leurs propositions considérées dans l’élaboration des politiques publiques et projets qui les concernent.

  


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