Lettre ouverte au Ministre de la Santé et de la Protection sociale
Les patients doivent devenir des partenaires naturels de la réforme marocaine de la santé.
Dans cette logique, les associations de patients doivent être intégrées aux processus de décision, notamment au sein des Groupements Sanitaires Territoriaux et des instances de la Haute Autorité de Santé.
Au moment où le Maroc engage l’une des réformes les plus ambitieuses de son système de santé, une voix singulière s’élève depuis Tétouan.
Celle d’un enseignant en sciences de la vie et de la terre, mais surtout d’un citoyen vivant au quotidien avec l’hémophilie.
À travers une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé et de la Protection sociale, ainsi qu’aux responsables des nouvelles agences sanitaires, il interpelle l’État sur une réalité trop souvent ignorée : pour certains malades, la réforme ne peut rester un projet, elle doit devenir une urgence vitale.
La loi-cadre 06-22 porte l’espoir d’une justice sanitaire plus équitable. Mais pour les patients atteints d’hémophilie et de maladies hémorragiques rares, cet espoir ne peut se contenter de promesses.
En 2026, il n’est plus acceptable qu’un citoyen perde la vie ou sombre dans le handicap lourd à cause de défaillances organisationnelles évitables.
La réforme de la santé est aujourd’hui mise à l’épreuve de sa capacité à protéger les plus vulnérables.
Au cœur de cet appel, trois priorités apparaissent comme des évidences médicales et humaines.
D’abord, la nécessité d’un véritable standard de soins complets.
L’hémophilie ne se soigne pas avec un seul médicament.
Elle exige une prise en charge coordonnée, associant hématologues, kinésithérapeutes, dentistes et psychologues.
Le plaidoyer est clair : chaque région doit disposer de centres de référence accrédités, capables d’assurer ce suivi global et continu.
Ensuite, la généralisation de la prophylaxie.
Traiter une hémorragie lorsqu’elle survient revient à accepter l’échec de la prévention.
Partout dans le monde, la norme est désormais d’éviter le saignement plutôt que d’en réparer les dégâts.
Dans ce contexte, l’extension de l’Assurance Maladie Obligatoire doit garantir l’accès effectif à la prophylaxie, seule stratégie capable de prévenir les handicaps articulaires lourds et les coûts humains et sociaux qu’ils engendrent.
Enfin, la règle d’or de l’urgence.
Face à une suspicion d’hémorragie grave, le temps médical ne doit pas se perdre en procédures secondaires.
L’injection du facteur de coagulation doit primer sur toute autre étape.
Soigner d’abord, confirmer ensuite.
Aucun patient ne devrait attendre dans un service d’urgences au risque de sa vie, simplement parce qu’un protocole administratif retarde l’acte vital.
À ces priorités cliniques s’ajoute une exigence stratégique.
Celle de la souveraineté thérapeutique et de la sécurité sanitaire.
L’Agence nationale des médicament et des produits de santé est appelée à garantir une disponibilité permanente des traitements, sans rupture de stock.
L’Agence du sang, de son côté, doit assurer une traçabilité irréprochable et une sécurité biologique maximale.
Le suivi viral des patients doit devenir systématique, gratuit et intégré dans un dossier médical partagé, moderne et sécurisé.
Mais l’originalité la plus forte de cette interpellation tient à sa philosophie.
Elle ne se limite pas à réclamer de meilleurs soins.
Elle propose un changement de regard sur la place du malade dans le système de santé.
En s’inspirant du modèle développé à Montréal, l’auteur de la lettre rappelle que le patient n’est pas seulement bénéficiaire des politiques publiques.
Il est aussi expert de sa propre maladie.
Son vécu, son expérience et sa connaissance du terrain font de lui un partenaire naturel de la réforme.
Dans cette logique, les associations de patients doivent être intégrées aux processus de décision, notamment au sein des Groupements Sanitaires Territoriaux et des instances de la Haute Autorité de Santé.
Leur participation n’est pas un geste symbolique.
C’est une condition de réussite.
Une réforme conçue sans les malades risque de rester théorique.
Une réforme construite avec eux devient opérationnelle et humaine.
À travers cet appel, une conviction se dessine avec force.
La qualité d’un système de santé ne se mesure pas seulement à la modernité de ses textes ou à l’ampleur de ses investissements. Elle se mesure à sa capacité à protéger ceux qui n’ont pas le droit à l’erreur, ceux pour qui chaque retard, chaque rupture, chaque dysfonctionnement peut être fatal.
Faire du patient-partenaire un acteur reconnu de la réforme, c’est choisir une médecine plus juste, plus efficace et plus responsable.
C’est aussi affirmer que la réussite de la transformation du système de santé marocain se jouera d’abord dans la manière dont il prendra soin de ses citoyens les plus fragiles.
Les patients doivent devenir des partenaires naturels de la réforme marocaine de la santé.
Dans cette logique, les associations de patients doivent être intégrées aux processus de décision, notamment au sein des Groupements Sanitaires Territoriaux et des instances de la Haute Autorité de Santé.
Au moment où le Maroc engage l’une des réformes les plus ambitieuses de son système de santé, une voix singulière s’élève depuis Tétouan.
Celle d’un enseignant en sciences de la vie et de la terre, mais surtout d’un citoyen vivant au quotidien avec l’hémophilie.
À travers une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé et de la Protection sociale, ainsi qu’aux responsables des nouvelles agences sanitaires, il interpelle l’État sur une réalité trop souvent ignorée : pour certains malades, la réforme ne peut rester un projet, elle doit devenir une urgence vitale.
La loi-cadre 06-22 porte l’espoir d’une justice sanitaire plus équitable. Mais pour les patients atteints d’hémophilie et de maladies hémorragiques rares, cet espoir ne peut se contenter de promesses.
En 2026, il n’est plus acceptable qu’un citoyen perde la vie ou sombre dans le handicap lourd à cause de défaillances organisationnelles évitables.
La réforme de la santé est aujourd’hui mise à l’épreuve de sa capacité à protéger les plus vulnérables.
Au cœur de cet appel, trois priorités apparaissent comme des évidences médicales et humaines.
D’abord, la nécessité d’un véritable standard de soins complets.
L’hémophilie ne se soigne pas avec un seul médicament.
Elle exige une prise en charge coordonnée, associant hématologues, kinésithérapeutes, dentistes et psychologues.
Le plaidoyer est clair : chaque région doit disposer de centres de référence accrédités, capables d’assurer ce suivi global et continu.
Ensuite, la généralisation de la prophylaxie.
Traiter une hémorragie lorsqu’elle survient revient à accepter l’échec de la prévention.
Partout dans le monde, la norme est désormais d’éviter le saignement plutôt que d’en réparer les dégâts.
Dans ce contexte, l’extension de l’Assurance Maladie Obligatoire doit garantir l’accès effectif à la prophylaxie, seule stratégie capable de prévenir les handicaps articulaires lourds et les coûts humains et sociaux qu’ils engendrent.
Enfin, la règle d’or de l’urgence.
Face à une suspicion d’hémorragie grave, le temps médical ne doit pas se perdre en procédures secondaires.
L’injection du facteur de coagulation doit primer sur toute autre étape.
Soigner d’abord, confirmer ensuite.
Aucun patient ne devrait attendre dans un service d’urgences au risque de sa vie, simplement parce qu’un protocole administratif retarde l’acte vital.
À ces priorités cliniques s’ajoute une exigence stratégique.
Celle de la souveraineté thérapeutique et de la sécurité sanitaire.
L’Agence nationale des médicament et des produits de santé est appelée à garantir une disponibilité permanente des traitements, sans rupture de stock.
L’Agence du sang, de son côté, doit assurer une traçabilité irréprochable et une sécurité biologique maximale.
Le suivi viral des patients doit devenir systématique, gratuit et intégré dans un dossier médical partagé, moderne et sécurisé.
Mais l’originalité la plus forte de cette interpellation tient à sa philosophie.
Elle ne se limite pas à réclamer de meilleurs soins.
Elle propose un changement de regard sur la place du malade dans le système de santé.
En s’inspirant du modèle développé à Montréal, l’auteur de la lettre rappelle que le patient n’est pas seulement bénéficiaire des politiques publiques.
Il est aussi expert de sa propre maladie.
Son vécu, son expérience et sa connaissance du terrain font de lui un partenaire naturel de la réforme.
Dans cette logique, les associations de patients doivent être intégrées aux processus de décision, notamment au sein des Groupements Sanitaires Territoriaux et des instances de la Haute Autorité de Santé.
Leur participation n’est pas un geste symbolique.
C’est une condition de réussite.
Une réforme conçue sans les malades risque de rester théorique.
Une réforme construite avec eux devient opérationnelle et humaine.
À travers cet appel, une conviction se dessine avec force.
La qualité d’un système de santé ne se mesure pas seulement à la modernité de ses textes ou à l’ampleur de ses investissements. Elle se mesure à sa capacité à protéger ceux qui n’ont pas le droit à l’erreur, ceux pour qui chaque retard, chaque rupture, chaque dysfonctionnement peut être fatal.
Faire du patient-partenaire un acteur reconnu de la réforme, c’est choisir une médecine plus juste, plus efficace et plus responsable.
C’est aussi affirmer que la réussite de la transformation du système de santé marocain se jouera d’abord dans la manière dont il prendra soin de ses citoyens les plus fragiles.






















