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Actu Maroc

Le Grand Zap 2020, une année intense et inoubliable


Rédigé par Mustapha Bourakkadi le Jeudi 31 Décembre 2020

Pandémie, confinement, restrictions de mouvement, mais aussi solidarité, résilience et espoir resteront les mots clé de cette année que d’aucuns seraient tentés d’effacer. En revanche, 2020 a aussi été synonyme de beaucoup de réussites qui augurent un avenir meilleur. C’est ce qui ressort de la retrospective de cette année qui ne ressemble à aucune autre.




Janvier : Le Maroc consacre ses frontières maritimes

Grande avancée politique du Royaume dans le processus de parachèvement de son intégrité territoriale. Votés à l’unanimité à la Chambre des Représentants le 22 janvier, deux textes de loi ont été promulgués pour consacrer les frontières maritimes du Royaume incluant les côtes des provinces du Sud. Ces lois visent à réactualiser l'arsenal juridique national pour assurer la souveraineté totale du Royaume sur ses frontières effectives, terrestres et maritimes. Le premier texte complète un autre texte fixant la limite des eaux territoriales et le second institue une zone économique exclusive de 200 miles marins au large des côtes marocaines. Ces lois ont permis d’intégrer les eaux du Sahara marocain à son espace maritime sur le front atlantique s'étendant désormais de Tanger à Lagouira.

Février : Le programme « Intelaka » ravive l’espoir des jeunes entrepreneurs

Le 4 février a été la date du lancement officiel du programme d’accès au financement pour les PME/TPE baptisé « Intelaka ». Ce programme qui vient en aide aux entrepreneurs fut accueilli comme une bénédiction par les jeunes entrepreneurs dont la principale préoccupation est l’accès au financement. Avec des taux d’intérêts inférieurs au taux directeur de la Banque centrale (2,25%), et qui ont été fixés à 2 % en règle générale et à 1,75 % dans le monde rural, Intelaka devait participer à la création de plus de 27.000 emplois. Crise sanitaire oblige, ce programme a été « stoppé » dans son élan sans être officiellement arrêté. Espérons que l’évolution de la conjoncture actuelle permettra à cette initiative de donner ses fruits.

« L’Opinion » fait peau neuve

Le 22 février sera la date du renouveau de l’un des plus anciens quotidiens francophones du Maroc. C’était en effet la date de parution du premier numéro du journal sous un nouveau format, avec un nouveau rubriquage et une nouvelle vision, sans pour autant faire une rupture avec le passé « en préservant cette patine de rusticité qui fait son charme », lit-on dans son éditorial du jour. Une cure de jouvence qui promet une belle continuité tout en s’adaptant aux exigences du présent avec un regard porté sur un avenir prometteur. Ceci malgré les jugements hâtifs qui présagent la fin «imminente» de la presse écrite. La fraîcheur de sa nouvelle maquette, la jeunesse de ses équipes, et son respect d’une tradition qui se perpétue depuis le 8 mars 1965 démontrent sa grande capacité de résilience et sa ferme intention de poursuivre le noble sacerdoce qui est le sien.

Mars : Un Fonds spécial pour faire face à la crise

Lundi 16 mars à Rabat, le décret de création du Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Covid-19 a été officiellement signé. Placé sous état d’urgence sanitaire, le Maroc, qui a verrouillé ses frontières, s’est mobilisé massivement pour soutenir les populations les plus touchées par le ralentissement de l’activité économique. Depuis, entreprises, comme hommes et femmes politiques, ont annoncé, chacun leur tour, une contribution au financement des mesures de prévention et de lutte contre le Coronavirus et ses effets. Initié par S.M. le Roi Mohammed VI, ce fonds a pu lever plus de 32 milliards de dirhams de dons. Un élan de solidarité sans précédent dans l’Histoire du Maroc moderne.

Mars : Lockdown total pour éviter le pire

Le Maroc a déclaré l’état d’urgence sanitaire et le confinement total vendredi 20 mars, afin de contenir la propagation du Covid-19, alors que le pays a enregistré son premier cas positif le 2 mars. Le gouvernement a très vite décidé d’une série de mesures, qui n’ont été mises en place dans des pays européens qu’au stade 2 ou 3 de la pandémie. Depuis l’annonce de l’apparition de foyers de contamination locale au Maroc, le pays est passé à la vitesse supérieure en termes de mesures pour garder le Coronavirus sous contrôle. Ces mesures restrictives ont été accueillies positivement par de larges pans de la société qui ont fait preuve de discipline. Celle-ci n’a malheureusement duré qu’un temps, et les chiffres de contaminations et de décès ont démontré les limites de ces mesures drastiques.

Avril : Le Maroc opte pour la fabrication massive de masques

Trente-quatre usines produisent en masse, depuis le 7 avril, plus de 7 millions d’unités par jour. A partir de cette date, le port du masque était rendu obligatoire au Maroc. Dés le 23 mars, Imanor, l’institut de normalisation, validait la norme 100 % marocaine du masque non tissé à usage unique. Vendus par paquet de dix, au prix subventionné de 8 dirhams dans les pharmacies et épiceries, ces masques ont fait la une de l’actualité à l’échelle planétaire. Malgré les quelques couacs au début de l’opération d’envergure, tant au niveau de la qualité du produit qu’à celui de la distribution, cette adaptation rapide des usines marocaines a été citée en exemple par de nombreux médias à travers le monde.

Avril : La « loi bavette » n’est pas passée...

Le Grand Zap 2020, une année intense et inoubliable
Le projet de loi n°22.20 fait objet d’une large controverse sur la Toile, depuis le soir du lundi 27 avril. Le texte porte sur l’utilisation des réseaux sociaux et similaires. Certaines dispositions de ce projet de loi, pénalisant l’appel au boycott de produits sur les réseaux sociaux, ne cessent de défrayer la chronique. Approuvé en Conseil de gouvernement le 19 mars, ce projet de loi, appelé sur la Toile « la loi bavette », relatif à l’utilisation des réseaux sociaux, des réseaux de diffusion et réseaux similaires, n’avait jamais été rendu public avant le lundi 27 avril où quelques passages ont été partagés sur la Toile. Jugée liberticide par l’opinion publique, cette loi n’a pas été promulguée.

Mai : Le « king du vaccin » est Marocain

Nommé le 15 mai par Donald Trump à la tête de l’opération Warp Speed (vitesse de l’éclair), l’immunologue Moncef Slaoui, Marocain émigré aux Etats-Unis après un parcours académique en Belgique et une carrière internationale couronnée de succès, a la lourde tâche de trouver un vaccin contre le Covid-19. Cet immunologiste de renommée mondiale qui a aidé à créer quatorze nouveaux vaccins en dix ans. Sa mission ressemblait plus à une course contre la montre… et contre la mort. La presse américaine surnomme Moncef Slaoui « Tsar du vaccin ». À 60 ans, l’ancien chef de la division des vaccins au sein du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), géant de l’industrie pharmaceutique mondiale, devient la star incontestée de l’année. 

Juin : Le Groupe Arrissala déménage

20 ans après le départ du centre-ville de Rabat, et son siège historique situé 11 avenue Allal Benabdallah, le Groupe de presse Arrissala renoue avec le cœur de la capitale avec l’acquisition de son nouveau siège situé au quartier Hassan. Un retour aux sources qui a coïncidé avec le souffle de renouveau qu’ont connu les publications du groupe, Al Alam et L’Opinion. En somme, Arrissala aura donc opéré un grand changement tout en restant dans la continuité de sa ligne, de ses principes et d’une tradition journalistique qui se poursuit depuis 1946. 

Juin : Retour des Marocains bloqués à l’étranger

Le Maroc a entamé le 11 juin le rapatriement des Marocains bloqués en Espagne. La priorité a été accordée aux ressortissants marocains résidant dans le Sud de l’Espagne, particulièrement Algésiras, avant d’englober ensuite la Catalogne, le Pays Basque et la capitale Madrid. L’opération de rapatriement, qui a bénéficié aux personnes disposant de visas de courte durée, a été étendue par la suite à la Turquie, la France, les pays du Golfe et les pays africains dans le strict respect des mesures sanitaires. Les autorités marocaines se sont alors engagées à mener à bien le rapatriement de ces citoyens selon une approche globale et responsable conciliant entre leur droit garanti au retour, les exigences de la situation épidémiologique et l’impératif de prise en charge des rapatriés et leur accompagnement dans les meilleures conditions.

Juillet : Aïd Al Adha, le tournant malheureux de la gestion de la pandémie

Alors que la pandémie était encore maîtrisée, les autorités ont permis l’ouverture des souks pour la vente de moutons. Ceci a créé des situations de promiscuité qui ont presque réduit à néant tout l’effort fourni pour éviter une montée en flèche du nombre de contaminations. Pire, la décision de boucler 8 villes du Royaume, à la limite de l’improvisation, est tombée le 26 juillet pour entrer en vigueur le 27. Ce qui a provoqué des mouvements de foule importants, des bouchons énormes et des accidents mortels sur les routes, les transports en commun ont été pris d’assaut par des milliers de passagers voulant rejoindre leurs villes avant le reconfinement. Cet épisode malheureux est venu ternir l’image d’Épinal que le Maroc a pu construire durant les premiers mois de l’urgence sanitaire.

Août : Beyrouth sous le choc, Rabat accourt

Le 4 août, une énorme déflagration souffle le port de Beyrouth et une partie de la ville. Plus de 150 morts et 5000 blessés. Un port totalement ravagé. L’explosion à Beyrouth, due au stockage de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, va laisser des traces indélébiles. Face à ce drame humain, et dès le 10 août, le Maroc vient à la rescousse, sur instruction royale, déployant un hôpital de campagne multidisciplinaire composé de 150 militaires, dont 45 personnels médicaux de diverses spécialités. Action bien plus concrète et utile que la solidarité très « médiatique »d’autres pays qui se sont contentés de faire des déclarations à la limite du mélodrame. Les autorités libanaises, autant que de simples citoyens ont hautement salué l’initiative marocaine qui a permis de sauver des vies de soigner des blessures… profondes.

Septembre : Le Polisario bloque la route commerciale entre le Maroc et la Mauritanie

Des mouvements sans précédent du Polisario en direction de la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Le Polisario a prémédité un plan en vue de bloquer durablement le trafic commercial transitant par le passage d’El Guerguerat. La méthode utilisée est celle d’un convoi de plusieurs véhicules, transportant de soi-disant civils, qui organisent un sit-in au niveau de la zone tampon, large de quelque trois kilomètres et séparant les deux postes-frontières d’El Guerguerat, côté marocain, et le point kilométrique 55, côté mauritanien. Tout ceci pour faire « pression » sur l’ONU à la veille de la reconduction de la MINURSO. Les Forces Armées Royales font preuve d’une grande retenue en respect du cessez-le-feu en vigueur depuis 1992.

Septembre : Le meurtre d’Adnane Bouchouf ravive le débat sur la peine de mort

Le drame de Adnane Bouchouf, âgé de 11 ans, victime de viole et de meurtre, a permis de lever le voile sur la pédocriminalité et sur les peines qui lui sont appliquées. Le meurtre brutal d’Adnane a soulevé la question de l’application de la peine de mort dans le système judiciaire marocain. Scandalisés par l’affaire de ce petit, dont le corps a été retrouvé dans la nuit du vendredi à samedi, les Marocains n’ont pas manqué d’exprimer leur colère. Une marche spontanée de protestation a eu lieu près du domicile de la victime et de nombreux internautes ont manifesté leur désarroi sur les réseaux sociaux. Les citoyens et les associations ont exprimé leur indignation face à ce crime odieux, lançant une pétition qui a recueilli plus de 400.000 signatures.

Octobre : Ouverture du consulat des Emirats Arabes Unis à Laâyoune

Le Cabinet Royal a annoncé, le 28 octobre, l’ouverture d’une représentation diplomatique des Emirats au Sahara marocain. Une semaine plus tard, Laâyoune a abrité la cérémonie d’inauguration du consulat général de ce pays ami. L’ouverture d’un consulat émirati à Laâyoune qui intervient au lendemain de l’adoption d’une Résolution onusienne historiquement favorable à la partie marocaine, n’est que la suite logique d’un grand mouvement d’ouvertures de consulats de pays africains subsahariens et autres, au Sahara marocain. Il s’inscrit dans le sillage des victoires de la diplomatie marocaine dans le processus du parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume. Le nombre de Consulats Généraux dans les provinces du Sud ne cesse de s’accroître, et ne se limite plus au continent africain, signe d’un soutien incontestable à la marocanité du Sahara à quelques jours seulement du 45ème anniversaire de la Marche Verte. A cette date, 17 consulats ont été officiellement mis en place.

Novembre : Les FAR libèrent El Guergarat avec brio

Le vendredi 13 novembre, les Forces Armées Royales entament une opération non-offensive pour libérer le passage d’El Guergarat dans le respect total des termes du cessez-le-feu onusien. Ce mouvement prend des allures de victoire stratégique et politique à la fois. L’action menée avec beaucoup de professionnalisme sous les yeux des observateurs de la MINURSO a permis de rétablir le trafic routier et commercial, confortant ainsi le Maroc dans sa souveraineté pleine et entière sur ses provinces du Sud. S’en est suivi un grand élan de solidarité nationale autant sur la Toile que sur le terrain, et dont l’un des points saillants était la visite des dirigeants des partis, notamment celle de Nizar Baraka, Secrétaire Général de l’Istiqlal. Ceci sans compter le geste d’une grande symbolique de la part de la Jeunesse Istiqlalienne qui a tenu son congrès sur place.

Décembre : Les USA reconnaissent officiellement la marocanité du Sahara

Un tournant historique dans le dossier de l’intégrité territoriale du Royaume. Donald Trump a annoncé le 10 décembre sur son compte Twitter qu’il venait de signer une proclamation reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, et ce, suite à un échange téléphonique entretenu avec le Souverain marocain Mohammed VI. « La proposition sérieuse, crédible et réaliste du Maroc sur le plan d’autonomie est la seule base pour une solution juste et pérenne afin d’assurer paix et prospérité », a-t-il noté, avant d’ajouter que le Maroc avait reconnu les États-Unis en 1777 et qu’il est adéquat que les États-Unis reconnaissent la souveraineté marocain sur le Sahara occidental. Un pas que SM le Roi Mohammed V a salué et a qualifié de prise de position historique des ÉtatsUnis. Pour concrétiser cette initiative souveraine de haute importance pour le Maroc, les États-Unis d’Amérique ont décidé l’ouverture d’un consulat à Dakhla, à vocation essentiellement économique.

Décembre : Le Maroc normalise ses relations avec Israël

Le Grand Zap 2020, une année intense et inoubliable
Le 10 décembre, le Président américain sortant annonce, sur Twitter, la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel-Aviv. Cette reprise des relations entre le Maroc est Israël est officiellement actée. Arrivées le 22 décembre à bord du premier vol direct reliant Rabat et Tel Aviv, les délégations américaine et israélienne, présidées par le Conseiller spécial de Donald Trump Jared Kushner et le conseiller à la sécurité nationale de l’Etat d’Israël Meir Ben-Shabbat, ont été reçues au Palais Royal de Rabat par SM le Roi Mohammed VI pour officialiser la reprise des relations diplomatiques et instaurer une coopération bilatérale à tous les niveaux. Ceci sans que le Royaume ne change sa position de principe quant à la cause palestinienne, la solution des deux États et le statut spécial pour la ville sainte d’Al Qods. Le Souverain est le président du Comité Al Qods qui sera convoqué dans les jours qui viennent.