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Sport

La presse sportive francophone au Maroc, quel avenir ?


Rédigé par Rachid MADANI le Dimanche 24 Juillet 2022



La presse sportive francophone au Maroc quel avenir ? Après une étape en « or » appelée « Azzamane al Jamil », une période s’étalant entre 1965 et 2000 soit trente-cinq ans d’apogée, de réussite et de célébrité, le sport présenté, décrit et critiqué dans la langue de Molière faisait la Une dans les différents journaux, à la radio et à la télévision.
Maintenant, c’est la débâcle, le déclin, le gouffre.
 
Une situation alarmante qui donne beaucoup à réfléchir, une décadence pointée du doigt.
 
Si au Sénégal, au Cameroun, en Côte d’Ivoire et presque partout en Afrique, la presse sportive francophone n’a pas été touchée et continue son bonhomme de chemin en dépit des difficultés financières de la crise mondiale, au Maroc, malheureusement, il n’en est pas ainsi.
 
Est-ce seulement au Nord du pays où la langue espagnole est reine ? Non, le mal règne dans toutes les villes.
 
Quelles en sont les principales raisons ? Une question intéressante qui mérite la réflexion. Il n’y a plus de lecteurs. Il n’y a plus de journalistes. Les pages sportives en français sont de plus en plus rares.
 
A l’exception de trois ou quatre journaux, à l’exception d’une seule station de télévision, tout le sport est présenté en arabe.
 
Pourtant, pour comprendre le schéma médiatique du pays en matière de presse sportive francophone, il est impératif de constater que trois grandes villes : Rabat, Casablanca et Tanger avaient le monopole du multilinguisme dans l’impression et dans l’émission  :  langue française pour les deux premières et quatre langues pour la troisième le français, l’espagnol, l’anglais et l’italien.
 
Pour penser un peu à l’Histoire, il est nécessaire de rappeler que « L’Opinion » de Rabat et le « Petit Marocain » de Casablanca furent les premiers quotidiens à éditer une page Sports en français.
 
De son côté, la capitale du détroit avait le sport en espagnol au Diario de España, le sport en français au « Journal de Tanger » et à « La Dépêche », le sport en anglais à « Telegraph » et en italien au « Correo ».
 
A titre d’information, il est à souligner que le premier journaliste de la presse francophone était un entraineur du RAC, équipe actuelle de Mendoza, Daniel Pilard.
 
 Après lui, l’Italien Lino Bacco prit la relève au « Petit Marocain » et à « la Vigie ».
 
La marocanisation devait commencer quelques années après, par l’apparition de trois piliers de la presse sportive marocaine Najib Salmi à « L’Opinion », Kébir Arsalane et feu Abdelmajid Bakhti au « Petit Marocain » puis au  « Le Matin du Sahara ».
 
On se demande incessamment où sont ces belle plumes qui donnaient la joie et le plaisir aux lecteurs sportifs francophones.
 
Les Kadmiri Ken, Ali Bouhadar, Habib Hassani, Salem Hadari, Aziz Mahmoud, Driss Hanbali, Driss Haidara sont décédés à l’heure où ils étaient prêts à continuer leur mission.
 
Les Najib Salmi, Kébir Arsalane, Ali Hassouni, Belaid Bouimid, Abouibadallah sont en retraite anticipée mais méritée (que Dieu leur donne une longue vie et surtout une bonne santé).
 
Une autre belle plume et sans aucun doute la meilleure du Maroc : notre ami Anas Laraichi en convalescence à Fès (nos souhaits de prompte guérison).
 
Des journalistes sportifs de la souche francophone irremplaçables et personne ne sait pourquoi l’Institut Supérieur du Journalisme n’a pas encore pensé trouver la relève.             
                 








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