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L’humeur : Une ville sans ceux-ci


Rédigé par Anis HAJJAM le Jeudi 17 Août 2023



L’humeur : Une ville sans ceux-ci
Fès, mercredi 9 août, milieu de journée, accueil chaleureux : 47 degrés. Heureusement, les jours suivants sont plus cléments avec un gentil thermomètre valsant entre 42 et 45. Allah est miséricordieux ! La cuve qu’est cette ville millénaire marque au fer en cette période belle comme la canicule, charmante telle la fournaise. Sous un soleil plombant, la cité continue de vivre loin de ses enfants qui choisissent de la quitter en cassant le rétroviseur, mais reste proche de ceux qui ne comptent que sur sa volupté pour poursuivre leur acharnement à la nourrir jusqu’à ce que miracle s’ensuive.

Hormis des actions de réhabilitation dans la médina, la ville nouvelle ne respire que désarroi. Manque de civilité ? Certainement. Laisser-aller de ceux qui fréquentent plus le parlement que leurs administrés ? Passablement. Défaillance d’écoute des acteurs du terrain, ceux des sites touristiques ? Sans doute aucun si on excepte quelques accointances. Que faire alors dans un Fès chargé d’histoire, « soulagé » d’actions culturelles, prisonnier d’évènements qui, par endroits, suscitent l’indignation ?

Les Musiques sacrées annoncent leur retour en septembre prochain. Sous quelle direction capable de faire oublier les abus qui n’honorent pas un rendez-vous chargé de belles et de déterminantes rencontres ? Qui vit voit. En cette période en tout cas, Fès est vide mais son cœur est empli d’amertume. On y évolue quasi reclus avec l’espoir d’une ouverture sur ce qui fait sa réputation de femme au grand cœur, devenue depuis longtemps mère porteuse. Ceux qui la désertent parlent d’elle en usant de superlatifs invoquant le chauvinisme primaire à distance, les autres l’aiment physiquement en continuant à faire rageusement corps avec elle.

A partir de ses belles vues en hauteur, cette ville ne prend de haut que l’incompréhension de ses fils prodigues. Et encore, puisque leur départ volontaire n’est ni incriminé ni reproché. Fès, une voix de circulation à l’ouïe défaillante ? On attend l’œil de vérité.    







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