Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Actu Maroc

L’employabilité des lauréats au Maroc: Une bataille qui est loin d’être finie


Rédigé par Chaimae BARKI le Mardi 25 Mai 2021



L’employabilité des lauréats au Maroc: Une bataille qui est loin d’être finie
Malgré l’extension de l’offre de formation et la banque de projets stratégiques visant à réconcilier enseignement supérieur et étudiants, l’équation de l’employabilité des lauréats demeure posée, dans l’attente d’une solution miracle qui pourrait faciliter l’intégration des hauts diplômés sur le marché du travail.

Interpelé par les élus sur les mesures appliquées en vue d’améliorer l’employabilité des lauréats, durant la séance hebdomadaire des questions orales de la semaine dernière, Driss Ouaouicha, ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a confessé que « le taux d’accès des étudiants titulaires d’une licence au cycle du master n’arrive pas encore à dépasser 5%, qui est un taux faible si l’on prend en considération la place des études supérieures dans l’amélioration de la recherche scientifique ». En d’autres termes, très peu d’étudiants licenciés tiennent le coup jusqu’au master. Parallèlement, peu nombreux sont ceux qui décrochent un emploi dès l’obtention de leur licence.

En effet, les derniers chiffres démontrent de manière limpide que la situation du marché du travail a connu une détérioration sous l’effet de la pandémie Covid-19, avec un taux de chômage auprès de la population diplômée de 17,8 % à la fin du premier trimestre 2020, avant de passer à 19,8 % un an plus tard.

Entre nouveaux établissements et nouveaux programmes

Durant cette année universitaire, la priorité a été accordée à la continuité des projets destinés à créer de nouveaux établissements universitaires, ainsi qu’à la hausse du budget des bourses des étudiants, qui devrait atteindre, à la fin de cette année universitaire, plus de 2 MMDH.

En effet, la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur a donné son aval pour la création de 21 nouveaux établissements universitaires entre 2021 et 2023.

Dans le même sillage, quatre programmes sont jugés structurants, avec une banque des projets stratégiques qui ont été dressés par un plan d’action destiné à la mise en oeuvre de la loi-cadre 51-17 relative au système éducatif.

Malgré la prise de conscience de la notion d’adéquation formation-emploi qui est certes constatée, notamment par « ces mesures en vue d’améliorer l’offre de formation et la faire correspondre aux exigences du marché du travail » , comme l’a indiqué Ouaouicha en réponse aux questions orales, les correctifs sont encore relativement lents, puisqu’en attendant le bouclage final de la tant attendue réforme, des milliers de jeunes diplômés peinent à trouver leur place dans le marché d’emploi.
 

  


Dans la même rubrique :
< >