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Edito & Chronique

L'Opinion : Un gouvernement d’Union Nationale issu des urnes


Rédigé par Majd EL ATOUABI le Mercredi 22 Septembre 2021


Au même moment où était organisée la conférence de presse de présentation de la composition de la nouvelle coalition gouvernementale regroupant le Rassemblement National des Indépendants (RNI), le Parti Authenticité et Modernité (PAM) et l’Istiqlal, et à quelques encablures du siège central du RNI au quartier de Hay Riad à Rabat où se déroulait ladite conférence, les locaux de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) abritaient une réunion de sa direction pour l’annonce du retour du “Parti de la rose” parmi les rangs de l’opposition.

Le ton urticant du premier secrétaire, Driss Lachgar, lors de cette conférence organisée sans doute volontairement en même temps que celle de la nouvelle coalition gouvernementale, cachait mal un certain dépit de ne pas faire partie du nouvel Exécutif auquel l’actuel dirigeant de l’USFP, du fait de son mariage de raison durant plusieurs années avec le RNI, était assuré d’être promis.

Hormis cette déception à peine voilée sous les dénonciations de «proéminence parlementaire et d’omnipotence à l’échelle locale et régionale» lancées à l’encontre de la nouvelle coalition gouvernementale, on retiendra surtout de l’allocution de Lachgar son intention de ne pas briguer un nouveau mandat lors du prochain congrès national de l’USFP et son engagement à ce que ce parti revête pleinement son habit traditionnel de ténor de l’opposition.

«Grand bien vous fasse», est-on tentés de lui rétorquer en pensant à cet illustre et grand parti qu’est l’USFP dont le retour en opposition ne pourrait que restaurer le lustre et l’aura d’antan, mais en pensant également au futur gouvernement dont le rendement ne saurait  être challengé en l’absence d’une véritable opposition politique.

Pour ce faire, les héritiers d’Abderrahim Bouabid, d’Abderrahmane El Youssoufi et d’autres grands noms de la gauche marocaine, devront se positionner dans une logique d’opposition constructive et participative qu’impose la conjoncture actuelle marquée par la conjugaison des crises sanitaire et économique, les risques de tensions sociales, ainsi que par la multiplication des spasmes géopolitiques au niveau régional et international.

Pour leur part, les trois partis qui composeront le futur Exécutif semblent au travers des allocutions de leurs secrétaires généraux pleinement conscients de l’impératif de cohésion, d’efficacité et d’union qui doit caractériser leur coalition et qui faisait tragiquement défaut à l’Exécutif précédent. La seule option est donc d’inscrire cette coalition, forte d’une majorité largement confortable, dans la logique de ce même gouvernement d’Union Nationale dont on parlait aux pires heures de la pandémie du Covid et dont viennent en fin de compte d’accoucher les urnes.


Majd EL ATOUABI

  



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