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Edito & Chronique

L'Opinion : Au nom de l’euro, de la dette et de la sainte planche à billets


Rédigé par Ahmed NAJI le Jeudi 14 Mai 2020


L'Opinion : Au nom de l’euro, de la dette et de la sainte planche à billets
Priez bonnes gens, l’euro, la monnaie européenne, est mourante. Pas la peine d’accuser le virus Sras-CoV2, cette fois-ci, il n’y est pour rien. Ou pas directement. En tout cas, le tribunal constitutionnel allemand de Karlsruh a déjà prononcé l’oraison funèbre de l’euro, le 5 mai dernier. Les pays européens du Sud, surendettés et en panne de flousse, avec le soutien des eurocrates de Bruxelles qui ont peur pour leurs jobs, ont pourtant tenté d’attendrir les parcimonieux Teutons et autres Bataves, en toussant et éternuant du Coronavirus, pour leur faire accepter la mutualisation de leurs ardoises. Open bar auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE), avec rachats sans limites des dettes publiques des Etats membres de l’euro-zone, les pays européens du Sud s’en léchaient les babines, se voyant déjà prendre une bonne cuite d’euros fraîchement imprimés.

Après tout, n’avaient-ils pas sacrifié leurs entrepreneurs et services sociaux sur l’autel de l’euro au point où les dirigeants français, par exemple, assistent inquiets à une jacquerie de gueux portant fourches et gilets jaunes ? Sauf que la fatwa des mollahs luthériens de Karlsruh rappelle que le financement monétaire, c’est haram. Aides-toi, Dieu t’aidera ! La solidarité européenne s’arrête là où commencent les poches des rentiers allemands, hollandais, finnois et d’autres tribus nordiques. Et puis, c’est bien fait pour tous ces papistes aux goûts dispendieux qui n’ont jamais compris la Réforme. Trop de fonctionnaires en France, trop de logements en Espagne… Voyez ces braves germaniques, ils ont accepté de chiches salaires et épargné toute leur vie, le fruit de leur sueur a été « intelligemment » prêté à des débiteurs, malavisés ceux-là, qui n’ont plus de quoi rembourser… C’est ça, avoir de la vision !

Vous avez aimé le Brexit ? Vous allez sûrement adorer l’Euroxit.

Ahmed NAJI

  



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