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Actu Maroc

Journée mondiale de la liberté de la presse : Une célébration crispée à l’ombre de la pandémie


Rédigé par la rédaction le Lundi 3 Mai 2021

C’est dans un contexte international pandémique et de plus en plus crispé pour les droits de l’Homme et la liberté d’expression que le monde célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse.



Au Maroc, la commémoration de cet événement est marquée par le retentissement médiatique de certaines affaires dans lesquelles des journalistes sont poursuivis pour divers délits, plus ou moins liés à l’exercice de leur profession.

Il s’agit notamment du journaliste Omar Radi qui vient de rompre une grève de la faim de deux semaines, entamée au début du Ramadan, et qui est poursuivi en détention dans le cadre d’une scabreuse affaire où s’entremêlent accusation de viol, financements étrangers et intelligence avec une puissance étrangère. Il s’agit aussi de Soulaimane Raissouni, ancien rédacteur en chef et éditorialiste à la plume acerbe du défunt quotidien arabophone «Akhbar Al Yaoum», qui est également poursuivi dans le cadre d’une affaire de mœurs.

Notons que son ancien directeur de publication, Taoufiq Bouachrine, est lui aussi incarcéré suite à sa condamnation à une peine de 12 années de prison, portée en appel à 15 ans, pour le motif trouble d’exploitation sexuelle.

Ces affaires qui valent au Maroc une très mauvaise publicité à l’international, sont pour beaucoup dans la dégringolade récente du Royaume au 136ème rang du classement de Reporters Sans Frontières (RSF) relatif à la liberté de la presse dans le monde. Ces mêmes affaires ont valu au Maroc, pas plus loin que vendredi, la publication d’un article particulièrement critique par le prestigieux quotidien américain «The Washington Post».

Ces affaires comme toutes celles ayant trait, de près ou de loin, à la liberté d’expression doivent être soldées au plus vite et jugées avec courage et impartialité dans le respect le plus total des garanties de droit prévues par la législation marocaine, indistinctement de la qualité de leurs auteurs et loin de tout esprit de représailles ou de corporatisme. Il en va de l’image de notre pays.

  


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