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Interview avec Mohamed Regragui : « La transition pédagogique requiert plus de moyens »


Rédigé par Safaa KSAANI le Mardi 1 Mars 2022

A peine cinq mois après la mise en oeuvre, par Saïd Amzazi, du système bachelor, Abdellatif Miraoui revient sur cette décision jugée « prématurée». Pour connaître l’impact de cette décision sur la Faculté des Sciences de Rabat, nous avons rencontré le doyen, lors de la journée portes ouvertes de sensibilisation sur la pollution atmosphérique.



Interview avec Mohamed Regragui : « La transition pédagogique requiert plus de moyens »
-La Faculté des Sciences de Rabat (FSR) a organisé du 21 au 26 février l’école d’hiver internationale sur la chimie atmosphérique, gaz à effet de serre et polluants. Quel bilan en tirez-vous ?

-Cette semaine, organisée par la Faculté des Sciences de Rabat, entre dans le cadre d’un projet H2020, coordonné par le CSIS (Espagne) et dont l’acronyme est ATMOS. Il se veut une contribution importante dans la compréhension des phénomènes atmosphériques et climatiques.

Plus d’une centaine de chercheurs, venant du Royaume-Uni, de la France, de l’Espagne, de la Chine, du Chili, de la Tunisie, de l’Algérie…ont participé à cette école en hybride (présentiel et à distance), et se sont penchés sur les problèmes de la pollution atmosphérique. En sus des parties théoriques et expérimentales, une autre approche consiste à trouver des matériaux qui puissent stocker les éléments chimiques lâchés dans l’atmosphère et diminuer la teneur de ces éléments dans l’atmosphère.


-Dans quel but une journée de cette semaine a été consacrée à la sensibilisation des élèves du primaire, du collège et du lycée, au changement climatique ?

-Effectivement, nous avons organisé, vendredi dernier, une journée portes ouvertes destinée aux élèves du lycée, du collège et du primaire pour les sensibiliser à ces problématiques puisqu’ils risquent de subir plus que nous les effets de la dégradation de l’atmosphère. On espère pouvoir trouver des solutions avant que ce scénario ne se concrétise. Dans un futur proche, certains de ces élèves seront nos étudiants. On espère qu’ils aient avant tout une approche citoyenne et environnementale.


-C’est donc un événement qui tombe à point nommé dans un contexte national marqué par le déficit de pluviométrie et le stress hydrique…

-On espère que les dernières précipitations amélioreront la situation. Je tiens à souligner que le Maroc a depuis longtemps eu une vision proactive, en construisant des barrages hydrauliques et en optant pour la politique de dessalement des eaux de mer et du traitement des eaux usées. A cela s’ajoute le grand projet des énergies renouvelables. On voudrait être les leaders au niveau africain et faire profiter de cette expertise nos amis africains.

Au niveau des universités, on suit les Hautes Orientations Royales et les grandes politiques stratégiques nationales. Effectivement, l’événement que nous avons organisé tombe à point nommé pour initier nos étudiants à des projets en rapport avec l’environnement.


-C’est aussi le rôle de la FSR d’orienter et initier ses futurs diplômés vers les problématiques majeures que peut rencontrer notre pays...

-La Faculté et l’université marocaine ont un rôle de veille scientifique. Elles doivent connaître les dernières nouveautés scientifiques et transmettre les connaissances aux étudiants, en conformité avec les grandes orientations du Royaume. Donc on doit être au su de ce qui se passe à l’international et pouvoir l’initier et l’adapter au niveau national. 


-Au cours de cette semaine, vos différents partenaires ont été formés à travers des ateliers théoriques et expérimentaux. C’est d’ailleurs l’un des principaux objectifs du Système Bachelor, abandonné récemment par le ministre de tutelle, Abdellatif Miraoui. Quel bilan tirez-vous des premiers mois de mise en place de ce système et quel a été l’impact sur les enseignants et les étudiants ?

- Pour parler du Bachelor, il faut d’abord rappeler le contexte dans lequel il a été initié. Plusieurs études ont démontré que les lauréats ont besoin de plus de maîtrise des langues et des techniques de communication pour mieux intégrer le monde du travail.

A partir de ces constats, il y avait la volonté de garantir une meilleure insertion des lauréats. Donc le ministère de tutelle a mis en place le système du Bachelor, avec la volonté de pouvoir répondre à ce besoin en soft-skills. A cause de la pandémie, le ministère a réussi à assurer la continuité des cours à distance, ce qui a demandé beaucoup d’efforts et de temps pour les enseignants et pour le ministère.

On a commencé par des cours en ligne via smartphones, avant de construire un studio de haute qualité. La réussite de la mise en place du système du Bachelor demande beaucoup d’outils et de moyens. Je crois que le ministère de tutelle a jugé nécessaire d’attendre leur mise en place pour réussir cette transition.

Actuellement, le ministère de l’Enseignement supérieur réoriente les étudiants du cycle bachelor vers celui de la licence fondamentale. Au niveau de la FSR, on a transformé le Bachelor en une licence fondamentale spécialisée d’excellence en valorisation des produits du terroir, où nous sommes en contact avec les problématiques de notre société.

Pour la prochaine année universitaire, il se peut qu’on ouvre d’autres licences ou insère des modules de langue, de soft-skills, de communication et du sa-voir-être, qui vont permettre à nos lauréats de mieux intégrer le marché du travail. Nos étudiants et professeurs ont bien assimilé les tenants et aboutissants de ce changement.



Recueillis par Safaa KSAANI

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LMD


Chassez le naturel, il revient au galop !

Le Conseil supérieur de l’Education et de la Formation a examiné à la loupe le cycle du bachelor. Il en ressort la nécessité d’adopter le cycle de la licence de trois ans et de la licence professionnelle comme cela a été le cas dans l’ancien système universitaire.

Ce système, précise le Conseil, pose de nombreuses difficultés tant sur le plan de la gestion que de l’organisation car, dit-il, la création d’un cycle parallèle ne garantit pas une formation de qualité.

Ce constat est confirmé par les expériences précédentes comme la “licence professionnelle” qui se sont avérées inefficaces, indique le Conseil supérieur de l’Éducation et de la Formation. L’application de cette réforme s’est faite sans se baser sur le cahier des normes pédagogique et sans l’adoption du projet de décret qui le régit, ajoute-t-on. La commission a décidé de renverser tous les étudiants, toutes filières confondues, au système LMD en leur préservant leurs droits de capitaliser les modules validés.
 

FSR


Une journée portes ouvertes de sensibilisation sur les changements climatiques
 
Le vendredi 25 février, la Faculté des Sciences de Rabat (FSR) a ouvert ses portes à la sensibilisation sur la pollution atmosphérique et les changements climatiques, au profit d’élèves du primaire, du collège et du lycée. Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’école d’hiver internationale sur la chimie atmosphérique, gaz à effet de serre et polluants, et sur les méthodes théoriques et computationnelles, spectroscopiques et photochimiques utilisées à cet effet, organisée par la Faculté des Sciences de Rabat du 21 au 26 février.

La rencontre était l’occasion d’exposer la situation environnementale au Maroc et les effets du changement climatique sur les espèces. Dans son intervention, le Professeur Mohamed Salah, de l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida, et membre associé du laboratoire de recherche à l’Université Mohammed V, a souligné que l’effet de serre est une arme à double tranchant.

«L’effet de serre est nécessaire dans le sens où il assure une température moyenne de 15° à la surface de la terre. On a donc besoin de cet effet. Le problème est qu’une fois cet effet est accentué, il peut générer un réchauffement climatique et empirer la situation», a-t-il martelé.

De son côté, Anas Atmani, responsable du Laboratoire National des Etudes et de Surveillance de la Pollution (LNESP), a mis en exergue le rôle de cet instrument scientifique dans le contrôle de la pollution pour accompagner la mise en oeuvre des programmes nationaux. «En 2014, 7 millions de décès ont été enregistrés au niveau mondial à cause de la qualité de l’air, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Au Maroc, malgré l’insuffisance des données relatives à la qualité de l’air, le nombre des décès varie entre 2.200 et 6.000».


S. K.
 


Assises régionales de l’enseignement supérieur

1ère rencontre consultative à Casablanca
 
Un nouveau modèle de l’Université marocaine se profile à l’horizon. En vue de la préparation des assises régionales du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, un 1er workshop d’une série de rencontres consultatives a été tenu récemment à Casablanca.

Coorganisées par le ministère de tutelle, l’université Hassan II de Casablanca (UH2C) et les universités de la région Casablanca-Settat, ces rencontres d’écoute ambitionnent de permettre à la région de contribuer à l’élaboration de la feuille de route du Plan National d’Accélération de la Transformation de l’Écosystème de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (PACTE ESRI 2030).

Ce workshop qui a réunit les universités de la région avec l’écosystème économique, notamment le centre régional d’investissement (CRI) Casablanca-Settat, l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), le Haut Commissariat au plan (HCP) et la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Casablanca-Settat (CCIS-CS), a permis de relever les points de difficultés, de sortir avec des recommandations et d’identifier les priorités pour accélérer et optimiser les relations entre l’université et le monde socio-économique.

A travers ces rencontres, les universités de la région, à savoir l’Université Chouaib Doukkali d’El Jadida (UCD), l’Université Hassan 1er de Settat (UH1), l’Université Hassan II de Casablanca (UH2C), l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé (UM6SS), l’Université Internationale de Casablanca (UIC) et Mundia-polis seront à l’écoute des différentes parties prenantes pour réussir un nouveau modèle de l’Université marocaine.


S. K.
 




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