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Immigration : Quel impact économique sur les pays d’accueil ?


Rédigé par A.C le Lundi 22 Juin 2020

La pandémie a mis fin à l’immigration de façon brutale, selon des experts, elle pourrait avoir des effets à plus long terme sur la volonté des pays d’accueillir des immigrants.



Immigration : Quel impact économique sur les pays d’accueil ?
La pandémie de Covid-19 a mis fin brutalement à l’immigration, souligne le FMI. « Si le grand confinement est temporaire, la pandémie pourrait accentuer le sentiment général de réticence et de rejet de l’ouverture et avoir des effets à plus long terme sur la volonté des pays d’accueillir des immigrants », estime l’institution de Breton Woods dans une étude d’impact économique de l’immigration sur les pays d’accueil.

Un recul de l’immigration et une hausse du chômage dans les pays d’accueil nuirait aux pays d’origine, en particulier les plus pauvres, qui sont grandement tributaires des envois de fonds des travailleurs expatriés, note le FMI, indiquant que le monde comptait l’année dernière 270 millions d’immigrés. « La population d’immigrés s’est accrue de 120 millions de personnes depuis 1990. Cependant, depuis 60 ans, la proportion d’immigrés dans la population mondiale oscille autour de 3 % », ajoute la même source.

« Il est frappant de constater que la proportion d’immigrés dans la population totale est passée de 7 à 12 % dans les pays avancés, tandis qu’elle est restée d’environ 2 % dans les pays émergents et les pays en développement », est-il souligné.

En général, les immigrants s’installent dans leur région d’origine. Toutefois, une part considérable de l’immigration internationale se déroule sur de longues distances (par exemple, de l’Asie du Sud au Moyen-Orient) et, en particulier, des pays émergents ou en développement vers les pays avancés.
En revanche, poursuit la même source, l’immigration des réfugiés est un phénomène plus local, car les populations vulnérables quittent leur foyer dans la précipitation, avec peu de ressources, et se déplacent vers un lieu sûr, souvent proche du pays d’origine. Par conséquent, les pays émergents et les pays en développement constituent en même temps la principale source et la principale destination des réfugiés.
 
Répercussions économiques
 
Par ailleurs, l’étude du FMI démontre que dans les pays avancés, les immigrants augmentent la production et la productivité à court et à moyen terme. Plus précisément, elle montre qu’une augmentation de 1 point de pourcentage de l’afflux d’immigrants par rapport au total de la population active augmente la production d’environ 1 % à la cinquième année.

La raison en est que les travailleurs natifs et les travailleurs expatriés apportent au marché du travail des compétences variées, qui se complètent et accroissent la productivité. En outre, nos simulations montrent que même de légères augmentations de la productivité grâce à l’immigration ont un effet positif sur le revenu moyen des autochtones.

Cependant, l’effet positif de l’immigration des réfugiés sur la productivité des pays émergents et des pays en développement n’est pas visible. Cela témoigne de la difficulté que ces immigrants ont à intégrer le marché du travail des pays d’accueil.

L’étude estime, en outre, que la population des pays émergents et des pays en développement (en particulier en Afrique subsaharienne) continuera d’augmenter au cours des 30 prochaines années et il est probable que les pressions migratoires vers les pays avancés s’accroîtront. 

  


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