L'Opinion Maroc - Actuali
Consulter
GRATUITEMENT
notre journal
facebook
twitter
youtube
linkedin
instagram
search


L'Opinion

Id Yennayer : Ciment de cohésion régionale


Rédigé par La Rédaction le Mardi 13 Janvier 2026

Il fut un temps où, dans les grandes villes du Royaume, annoncer que la mi-janvier marquait le Nouvel An suscitait souvent l’étonnement, voire même le désintéressement. Les familles amazighes se contentaient alors de célébrer en cercle restreint, avec douceur, sans en faire un événement national. Aujourd’hui, c’est tout le peuple marocain qui célèbre le 14 janvier, Id Yennayer ou Nouvel An amazigh, reconnu officiellement depuis 2023. Et cette année, la célébration prend une dimension particulière puisqu’elle coïncide avec la très attendue demi-finale de la Coupe d’Afrique, où les Lions de l’Atlas bénéficieront du soutien de millions de Marocains, amazighs et arabes, de toute la région.



 

Car dans cette région d’Afrique du Nord, historiquement agricole, cette date marque non seulement le début de l’année agricole, mais unit également les peuples du Maghreb, du Maroc jusqu’à la Libye, en passant par l’Algérie et la Tunisie, et même au-delà jusqu’aux Oasis de Siwa en Égypte, où les festivités prennent des formes variées : repas traditionnels, chants, danses et événements culturels, selon les spécificités de chaque communauté. Des pratiques ancrées anthropologiquement et qui rappellent qu’au-delà des manœuvres politiciennes et des rivalités géopolitiques héritées de l’ère coloniale, l’Afrique du Nord est profondément unie par une culture partagée, véritable ciment de cohésion régionale.

 

Au niveau national, cette célébration témoigne par ailleurs de l’attachement des forces vives de la Nation à leur identité amazighe, symbole de mémoire collective, de résilience et d’espoir. L’émission de billets commémoratifs portant des inscriptions en caractères tifinagh en est un exemple symbolique, venant ainsi couronner une série de mesures mises en place par le gouvernement ces dernières années. Et si Yennayer incarne un lien profond avec la terre, les ancêtres et les cycles naturels, il marque aussi la fin des « nuits noires » (udan iberkanen), les plus froides après le solstice d’hiver. Nous ne pouvons qu’espérer que l’entrée dans les « nuits blanches » (udan imellalen) apporte davantage de pluie à un pays dont la sécheresse a complètement fragilisé l’équilibre économique. Que ces pluies s’accompagnent de mesures concrètes pour soutenir les agriculteurs et surtout nos concitoyens isolés dans les zones froides et enclavées de nos montagnes enneigées.

 

D’ici là, Aseggas Amegaz !




Dans la même rubrique :
< >

Lundi 12 Janvier 2026 - 17:41 À grands problèmes, vraies solutions !

Dimanche 11 Janvier 2026 - 16:34 Héritage d’une jeunesse en marche !






🔴 Top News