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Régions

Harhoura : Quand la démolition des terrasses s’impose…


Rédigé par Siham MDIJI le Mardi 9 Février 2021

La localité balnéaire de Harhoura a récemment connu un « rasage » des terrasses de cafés sur le boulevard Moulay Abdallah, ce qui n’a pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux. Détail.



Dans le cadre du lancement de deux projets d’infrastructures liées à l’agrandissement des principales artères de Harhoura, les cafés de cette localité balnéaire ont été contraints de démolir leurs terrasses pour libérer l’espace public, certes occupé légalement, mais provisoirement. Cette opération, survenue la semaine dernière, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, laissant ainsi les internautes se poser diverses questions sur les raisons derrière cet acte. Alors que les nombreuses spéculations vont bon train, la réelle cause «s’inscrit dans la volonté de la commune d’élargir les routes et d’augmenter la capacité routière pour éviter les bouchons et embouteillages et automatiquement favoriser la fluidité de la circulation», c’est du moins ce que nous a expliqué le président de la commune de Harhoura, Abderrahim Benladoul. 

Cette petite agglomération balnéaire et résidentielle, située à environ 20 km au Sud du Rabat, «connaît une congestion routière sur sa principale route, empruntée quotidiennement par un grand nombre de véhicules, spécialement en période estivale. Cette dernière mène aussi bien aux neuf plages de Harhoura qu’aux différentes plages avoisinantes», a-t-il ajouté.

«Occupation temporaire de l’espace public»
M. Benladoul a affirmé que les cafés sis dans le boulevard Moulay Abdallah n’ont jamais occupé illégalement la voie publique, ou porté atteinte aux droits des piétons. Ces derniers ont été soumis à des frais qui ne coûtaient pas moins de 50 dirhams le m², dépendamment de l’espace occupée, la superficie et d’autres modalités conformément aux dispositions en vigueur. «Ils ont, depuis des années, bénéficié d’autorisations qui prévoient uniquement l’occupation temporaire des espaces publics. Ces dernières ne sont pas soumis à des critères objectifs, ni à une durée déterminée ou encore à la nature de l’activité concernée», a-t-il indiqué, soulignant que «cela permet à la commune de revendiquer ces lieux en cas de nécessité à la réalisation de l’objet d’une concession de service public, ou d’une concession de construction, d’entretien et d’exploitation d’un ouvrage publique». 

«Lancement imminent d’un tunnel »
Par le biais de la Société d’aménagement de Témara, les autorités compétentes de Harhoura envisagent le lancement imminent de la construction d’un tunnel, dont les travaux seront achevés d’ici le mois de juin, a souligné le président de la commune de Harhoura, ajoutant dans ce sens qu’il permettra de relier Harhoura à Témara à travers de nouveaux tronçons provenant de la route côtière. C’est, en effet, la société susmentionnée qui a également réalisé, en partenariat avec la société des Autoroutes du Maroc (ADM), le nouveau pont sur l’autoroute Rabat-Casablanca. Cet ouvrage, doté de deux voies de chaque côté, s’ajoute à deux autres ponts qui lient déjà le centre de Harhoura à Témara. 

La ceinture verte de Rabat touchée par les travaux
Les autorités de Harhoura ont fermé, le 13 et le 14 octobre dernier, deux axes routiers, érigé une muraille en béton, avant de tout démolir pour restaurer le trafic. Ces derniers reliaient le centre de Harhoura à la ville de Témara. En lançant les travaux de la nouvelle route côtière le long de la ceinture verte, les responsables du chantier ont dû condamner les deux seuls accès à la forêt. Suite à cette fermeture, un embouteillage monstre a été observé sur les principales artères de la ville, surtout que la nouvelle route avait permis de décongestionner le trafic routier menant à la capitale, chose qui portait atteinte à la ceinture verte entourant la ville. Celle-ci étant une forêt péri-urbaine reboisée qui s’étale sur plus de 1 000 hectares et constitue un véritable poumon pour la capitale.
Siham MDIJI