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Régions

Habitants de Rabat: L’appel de la Forêt de Maâmoura


Rédigé par Siham MDIJI le Mardi 6 Avril 2021

Alors que le beau temps commence à s’installer, de nombreuses personnes optent pour la forêt de Maâmoura, pour s’éloigner du stress d’une semaine de labeur et de la pression quotidienne accentuée par la pandémie de Covid-19.



 

Au printemps, la Maâmoura, située entre Rabat et Kénitra, devient la destination de prédilection des familles en quête d'une halte au cœur de la nature et espace récréatif pour la population des grandes agglomérations urbaines qui l’entoure. Certains voient en cette forêt un espace vert propice pour casser la routine pendant le week-end, tandis que d’autres s’y rendent pour exercer du sport et profiter de son calme et de son air pur. Mais cela ne s’arrête pas là. Plusieurs acteurs de la société civile se plaignent de la négligence et de l'état inquiétant de la dégradation de l’une des plus vastes subéraies de plaine au monde.
 
Un espace de détente
 
Détente et délassement sont désormais les principaux motifs de fréquentation de la Maâmora. « Passer une journée dans cet espace est bénéfique pour évacuer le stress d’une semaine de labeur et retrouver sa vivacité », a déclaré, à la MAP, Mustapha, ajoutant qu’il ne manque pas, à chaque week-end de s’y rendre pour faire le pique-nique, profiter des activités ludiques et de la nature. De son côté, Latifa, a affirmé qu’elle et sa famille sont des amoureux inconditionnels de cet espace, d’autant plus qu’il leur permet de surmonter le contexte délicat imposé par Covid-19.Ce lieu magique est apaisant et relaxant, s’est réjouie cette femme au foyer, appelant les visiteurs à préserver cet espace.
 
Appel à préservation
 
Contactés par nos soins, le président de l’Associaiton « Oxygène pour l’Environnement et la Santé », a indiqué que « les lobbys industriels sont prêts à raser des espaces verts rien que pour la construction de leurs projets immobiliers », ajoutant qu’à la lumière de la faible intervention des autorités compétentes, ladite forêt s’est transformée en un réel dépotoir pour les déchets ménagers, industriels et agricoles ». M. Krir a ainsi tiré la sonnette d’alarme sur la destruction de son système aussi bien écologique que biologique. Cette dernière « est exposée à un écoterrorisme dans toutes ses formes suite à la vente de terrains à des promoteurs immobiliers souhaitant préparer des projets de construction et d’investissement dans la même location », a-t-il souligné, ajoutant que « nous écrivons sans cesse aux autorités compétentes pour qu’ils redoublent d’effort afin de veiller au respect des normes d’hygiène et de mettre en place des sanctions qui condamnent fermement tout violeur et agresseur osant porter atteinte aux espaces verts en général ». A ce propos, ajoute-t-il, aucune réponse favorable ne nous a été communiquée ».
 
Il a conclu en incitant les personnes qui font des pique-niques leur activité de récréation à prendre soin de ce qu’il a qualifié de « poumon vert » de la planète, en rangeant et en nettoyant les déchets au lieu de les laisser derrière eux. Ce qui, selon lui, outre le fait qu’ils peuvent provoquer des incendies, sont toxiques à la fois pour l’homme, les arbres et les animaux.
 
 
 

Une stratégie pour la préservation des forêts

La stratégie nationale de développement du domaine forestier « Forêts du Maroc 2020-2030 », lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2020, ambitionne d’infléchir la problématique de dégradation et d’établir un équilibre entre conservation et développement de la forêt et de ses ressources. Cette nouvelle stratégie vise à rattraper 30 ans de dégradations des espaces forestiers nationaux, dont la superficie est estimée à neuf millions d’hectares, à renforcer la compétitivité du secteur et assurer sa modernisation. Selon un modèle de gestion durable, inclusif et générateur de richesse, elle prévoit outre cela de réconcilier les Marocains avec la forêt et de développer un patrimoine forestier pour toutes les générations et les tranches sociales.
Siham MDIJI