Nous ne l’avons pas encore gagnée, mais nous y sommes presque. Exactement comme en 2004 lors de la CAN de Tunisie où l’une des générations les plus dorées des Lions de l’Atlas coachée par le mythique Badou Zaki et dans les rangs de laquelle évoluait ce même Walid Regragui qui dirige actuellement l’équipe nationale, trébucha au seuil du sacre final au bout d’un parcours flamboyant où, ironie ou réminiscence du sort, ils avaient battu le Nigéria dès la phase de poules.
Sans aller jusqu’à parler d’exploit historique puisque le match remporté en cette soirée du mercredi 14 janvier 2026 à l’issue d’une angoissante séance de tirs au but, l’a été face à une équipe nigériane non qualifiée à la prochaine Coupe du Monde et qui de surcroît figure au 38ème rang du classement de la FIFA, il n’en demeure pas moins que la rage de gagner tout comme la rage de ne pas perdre dont ont fait preuve nos Lions dénote un état d’esprit et une cohésion rarement égalés, sauf peut-être lors de la glorieuse épopée du mondial du Qatar en 2022.
Qu’ils soient vétérans, réservistes ou nouveaux venus dans l’effectif de Regragui, les Lions de l’Atlas ont réalisé un match remarquable d’abnégation et de détermination contre l’une des équipes les plus redoutables du tournoi qui n’avait de surcroît rien à perdre et tout à gagner. Le maître-mot de cette rencontre suffocante de stress a incontestablement été la grinta dont ont fait preuve nos nationaux qui semblaient non seulement animés par cette fureur de vaincre propres aux compétiteurs professionnels qu’ils sont, mais aussi par un net élan patriotique qui a éclaboussé de son éclat et de sa beauté ce magnifique chaudron qu’est le stade Prince Moulay Abdallah.
C’est cet esprit qu’il faudra cultiver et préserver pendant la prochaine Coupe du Monde et surtout et avant tout lors de l’actuelle CAN qui n’est pas encore terminée. Plus que celle de convaincre qui a animé notre effectif depuis le début de compétition, l’heure est aujourd’hui à cette fureur de vaincre que nous avons vu mercredi. Car au final, le vrai exploit qui reste à réaliser, c’est celui de remporter cette satanée Coupe qui nous boude depuis un demi-siècle et qui n’a jamais semblé aussi à portée de mains et de crocs.






















