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Formation professionnelle : Sekkouri s'enquiert de l'état d'avancement de la feuille de route nationale


Rédigé par Safaa KSAANI le Lundi 10 Janvier 2022

Attractivité, formation, recrutement,... sont, entre autres, les principaux maux de la formation professionnelle au Royaume. Le ministre de l'Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l'Emploi et des Compétences, fait état de l’amélioration progressive de ce chantier.



Formation professionnelle : Sekkouri s'enquiert de l'état d'avancement de la feuille de route nationale
Lors de la séance plénière hebdomadaire des questions orales à la Chambre des Représentants, tenue ce lundi, le ministre de l'Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a répondu aux questions portant sur la formation professionnelle et la formation continue.

En chiffres, ce secteur contient 350 filières de formation, dont 113 ne correspondent plus parfaitement aux besoins du monde de l’emploi, 152 remplacées par de nouvelles, 158 réaménagées, tandis que seulement 40 options ont été maintenues, a détaillé le ministre.

Il a d’abord rappelé la Feuille de route relative au développement de la formation professionnelle et du projet de création des « Cités des Métiers et des Compétences », lancée par SM le Roi Mohammed VI, visant à mettre à niveau l’offre du secteur de la formation professionnelle et à restructurer les filières en fonction de leur pertinence sur le marché de l’emploi.

Évoquant l’autre pierre angulaire de cette Feuille de route, en l’occurrence les CMC, réalisées dans les douze régions du Royaume, le ministre a noté qu’elles auront une capacité d'accueil de 34.000 places pédagogiques et que les constructions vont bon train. Un autre point évoqué par le ministre est l’attractivité de la formation professionnelle.

Pour réussir ce pari, “il faut prêter attention à l’orientation des élèves, qui doivent faire leurs choix selon leurs convictions", dit-il. Un message adressé également aux parents d’élèves.

Concernant l’offre pédagogique, le ministre souligne l’importance d’opter pour une approche pédagogique axée sur l’encadrement individualisé, en vue de doter les futurs lauréats des compétences nécessaires, dont les soft-skills, les langues, le design-thinking.

La question de la formation continue était également présente dans la discussion avec les députés. A ce niveau, le ministre n’a pas nié que des efforts et des réformes ont eu lieu. Sauf que le budget annuel alloué à ce secteur est de 700 millions de dh, dont, dans les meilleurs des cas, 230 millions de dh sont exploitées, regrette-t-il. “Seulement 1300 entreprises, notamment les Très petites et petites entreprises, en profitent chaque année, soit 0,65% des entreprises éligibles”, fait-il observer.

In fine, Sekkouri s'est attaché à insuffler une bonne dose d'optimisme aux entreprises en promettant d’améliorer la situation de la formation continue, en concertation avec tous les partenaires et les collaborateurs.