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Formalités administratives : à la recherche de la numérisation perdue


Rédigé par Omar ASSIF le Lundi 10 Avril 2023



Formalités administratives : à la recherche de la numérisation perdue
C’est presque l’été et la saison des inscriptions, réinscriptions et préinscriptions bat son plein pour les pré-bacheliers, futurs étudiants et étudiants marocains qui sont en pleine période d’acquittement de leurs fastidieuses et interminables formalités administratives. Et comme chaque année en cette période, les files d’attente toutes aussi interminables que les formalités qui les provoquent, révèlent l’amère réalité de la persévérance dans notre pays des torts et travers d’une bureaucratie que l’on croyait atténués par les vertus virtuelles de la numérisation de notre administration.

Comment se fait-il en effet qu’à l’ère du tout numérique et de l’accès pour tous à l’Internet, la sacro-sainte légalisation auprès de la Mouqatâa reste toujours reine ? Comment a-ton pu dilapider, en si peu de temps, l’héritage, somme toute modeste mais néanmoins précieux, de la funeste période du Covid où l’administration marocaine a su se délester de certains de ses vieux réflexes en faisant reculer, un tant soit peu, les limites de ses lenteurs, ses lourdeurs et ses contraintes aussi inutiles les unes que les autres ?

Entre les promesses d’une numérisation et d’une «biométrisation» que l’on nous annonçait conquérante et les réalités d’un terrain où la paperasserie reste encore et toujours de rigueur, dans une grande majorité de nos administrations, le constat est effarant. Il l’est d’autant plus qu’il y a de cela sept années déjà, le 14 octobre 2016, dans le cadre de Son discours prononcé à l’occasion de l’ouverture de la 1ère année législative de la 10ème législature, Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait été on ne peut plus clair en appelant à la généralisation de l’administration électronique selon une approche intégrée permettant aux différents départements et aux divers services un accès commun aux informations.

«L’utilisation des nouvelles technologies contribue à faciliter l’accès, dans les plus brefs délais, du citoyen aux prestations, sans qu’il soit nécessaire de se déplacer souvent à l’Administration et de s’y frotter, car c’est là la cause principale de l’extension du phénomène de corruption et du trafic d’influence», avait expliqué à cet effet le Souverain. Nous en sommes malheureusement encore loin !



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