Dans un entretien à la MAP, le Directeur régional de l'agriculture (DRA), Kamal Hidane, a confirmé que la saison actuelle marque une ''rupture positive’’ avec les années précédentes, alliant une dynamique productive retrouvée à une transformation structurelle des pratiques culturales. La situation hydrique a, selon lui, radicalement "changé la donne" par rapport à la campagne écoulée.
M. Hidane a fait état d’un cumul pluviométrique moyen de 275,7 mm à l'échelle régionale, contre seulement 219 mm à la même période l'an dernier. Cette manne a été particulièrement généreuse dans les bassins de production clés, la province de Meknès enregistrant 424,4 mm et celle d’Ifrane 350,5 mm. Même les zones habituellement plus arides, telles que Boulemane, ont bénéficié d'apports importants (133 mm).
Sur le terrain, ces conditions climatiques se traduisent par un état végétatif ‘’prometteur’’. Les dernières pluies ont favorisé une levée homogène pour les cultures semi-tardives et un tallage vigoureux pour les céréales précoces.
Plus significatif encore pour l’économie de l’élevage, la reprise ‘’spectaculaire’’ de la biomasse fourragère permet désormais de réduire la pression sur l'achat d'aliments pour le bétail, soulageant ainsi directement la trésorerie des éleveurs, a-t-il assuré.
En termes de réalisations, le programme des cultures d’automne affiche un taux d'exécution global de près de 78%. Sur un objectif de 790.505 hectares (Ha), quelque 618.495 Ha ont été emblavés. Les céréales d'automne dominent les assolements avec 519.085 Ha semés, dont plus de la moitié en blé tendre. Les légumineuses alimentaires et les cultures fourragères suivent cette tendance positive, avec des taux de réalisation respectifs de 69% et 82%, garantissant un stock vital pour le cheptel régional.
Au-delà des chiffres conjoncturels, M. Hidane a mis l'accent sur le virage stratégique opéré vers une agriculture de résilience face au changement climatique. L’indicateur phare de cette mutation, a-t-il relevé, est l'adoption massive du Semis Direct. Avec 59.231 Ha réalisés selon cette technique conservatrice des sols (principalement sur les céréales), la région démontre que ce mode de culture n'est plus au stade expérimental.
"C’est un levier crucial pour valoriser chaque millimètre de pluie et protéger nos sols de l'érosion", a souligné le responsable régional, ajoutant que cette stratégie de résilience passe également par la diversification des cultures, avec l'introduction du Colza et des plantes aromatiques pour éviter la monoculture, ainsi que par la sécurisation de la production via l'irrigation.
À ce titre, plus de 20.000 Ha de grandes cultures, dont 12.000 Ha de céréales, ont été installés en irrigué pour pallier tout éventuel stress hydrique printanier, selon les chiffres de la DRA.
S'agissant des mesures d'accompagnement, la Direction régionale a déployé un ‘’dispositif complet’’, allant de la structuration des programmes de multiplication de semences certifiées à l'incitation à l'utilisation d'intrants de qualité. Parallèlement, un programme de maraîchage d'hiver de près de 9.600 Ha, axé sur la pomme de terre et l'oignon, est en cours de déploiement pour assurer l'approvisionnement régulier du marché.
Concernant les perspectives économiques, et bien qu'il soit prématuré d'avancer des chiffres définitifs, M. Hidane affiche un optimisme mesuré. D’après lui, si la répartition des pluies au printemps (mars-avril) est favorable, la région peut espérer des rendements céréaliers "nettement supérieurs à la moyenne quinquennale".
L'impact de cette dynamique dépasse le seul cadre agricole. La réussite de l'installation des cultures sur plus de 600.000 Ha génère une activité intense en milieu rural, réinjectant de la liquidité dans le tissu économique local à travers les travaux d'entretien, de fertilisation et, à terme, de moisson, a-t-il poursuivi.
Si les indicateurs sont au vert et le moral des agriculteurs au beau fixe, la priorité demeure la consolidation des acquis. Les services de la direction régionale assurent rester mobilisés pour le suivi sanitaire, le pilotage de la fertilisation raisonnée et la gestion efficiente de l’eau, afin de transformer ce départ prometteur en une récolte abondante.
M. Hidane a fait état d’un cumul pluviométrique moyen de 275,7 mm à l'échelle régionale, contre seulement 219 mm à la même période l'an dernier. Cette manne a été particulièrement généreuse dans les bassins de production clés, la province de Meknès enregistrant 424,4 mm et celle d’Ifrane 350,5 mm. Même les zones habituellement plus arides, telles que Boulemane, ont bénéficié d'apports importants (133 mm).
Sur le terrain, ces conditions climatiques se traduisent par un état végétatif ‘’prometteur’’. Les dernières pluies ont favorisé une levée homogène pour les cultures semi-tardives et un tallage vigoureux pour les céréales précoces.
Plus significatif encore pour l’économie de l’élevage, la reprise ‘’spectaculaire’’ de la biomasse fourragère permet désormais de réduire la pression sur l'achat d'aliments pour le bétail, soulageant ainsi directement la trésorerie des éleveurs, a-t-il assuré.
En termes de réalisations, le programme des cultures d’automne affiche un taux d'exécution global de près de 78%. Sur un objectif de 790.505 hectares (Ha), quelque 618.495 Ha ont été emblavés. Les céréales d'automne dominent les assolements avec 519.085 Ha semés, dont plus de la moitié en blé tendre. Les légumineuses alimentaires et les cultures fourragères suivent cette tendance positive, avec des taux de réalisation respectifs de 69% et 82%, garantissant un stock vital pour le cheptel régional.
Au-delà des chiffres conjoncturels, M. Hidane a mis l'accent sur le virage stratégique opéré vers une agriculture de résilience face au changement climatique. L’indicateur phare de cette mutation, a-t-il relevé, est l'adoption massive du Semis Direct. Avec 59.231 Ha réalisés selon cette technique conservatrice des sols (principalement sur les céréales), la région démontre que ce mode de culture n'est plus au stade expérimental.
"C’est un levier crucial pour valoriser chaque millimètre de pluie et protéger nos sols de l'érosion", a souligné le responsable régional, ajoutant que cette stratégie de résilience passe également par la diversification des cultures, avec l'introduction du Colza et des plantes aromatiques pour éviter la monoculture, ainsi que par la sécurisation de la production via l'irrigation.
À ce titre, plus de 20.000 Ha de grandes cultures, dont 12.000 Ha de céréales, ont été installés en irrigué pour pallier tout éventuel stress hydrique printanier, selon les chiffres de la DRA.
S'agissant des mesures d'accompagnement, la Direction régionale a déployé un ‘’dispositif complet’’, allant de la structuration des programmes de multiplication de semences certifiées à l'incitation à l'utilisation d'intrants de qualité. Parallèlement, un programme de maraîchage d'hiver de près de 9.600 Ha, axé sur la pomme de terre et l'oignon, est en cours de déploiement pour assurer l'approvisionnement régulier du marché.
Concernant les perspectives économiques, et bien qu'il soit prématuré d'avancer des chiffres définitifs, M. Hidane affiche un optimisme mesuré. D’après lui, si la répartition des pluies au printemps (mars-avril) est favorable, la région peut espérer des rendements céréaliers "nettement supérieurs à la moyenne quinquennale".
L'impact de cette dynamique dépasse le seul cadre agricole. La réussite de l'installation des cultures sur plus de 600.000 Ha génère une activité intense en milieu rural, réinjectant de la liquidité dans le tissu économique local à travers les travaux d'entretien, de fertilisation et, à terme, de moisson, a-t-il poursuivi.
Si les indicateurs sont au vert et le moral des agriculteurs au beau fixe, la priorité demeure la consolidation des acquis. Les services de la direction régionale assurent rester mobilisés pour le suivi sanitaire, le pilotage de la fertilisation raisonnée et la gestion efficiente de l’eau, afin de transformer ce départ prometteur en une récolte abondante.






















