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Régions

Espaces verts: Les Casaouis plus exigeants que jamais


Rédigé par Siham MDIJI le Mardi 30 Mars 2021

Les habitants de la Métropole semblent remonter contre l’absence d’espaces verts. Les responsables tentent de se rattraper.



Les habitants de la Métropole n’en peuvent plus du manque d’espaces verts dans la ville. La prolifération du béton est devenue une source d’inquiétude pour les Bidaouis qui regrettent le temps où existait un équilibre harmonieux entre le cadre bâti et les espaces verts. Etouffés par les lobbies immobiliers, ils espèrent voir la concrétisation des projets prévues pour l’amélioration, aussi bien de l’aspect environnemental de la ville que de la qualité de vie de ces habitants. « En plus de la saleté, l’insécurité, l’état déplorable des rues, ou la mauvaise gestion des eaux pluviales, nous voilà face à un manque flagrant des espaces verts », a déploré un Casablancais. Il a à ce propos ajouté que « de nos jours, il faut traverser des centaines de mètres pour tomber sur un parc ou un jardin. Malgré cela, les responsables de la ville semblent peu soucieux de la dimension environnementale ». 
 
« Nous sommes outrés de voir que des travaux de chantiers dans les quatre coins de la Métropole. Ceci ne peut être perçu que comme un acharnement de la commune qui se livre au rasage et à la chasse du moindre espace vert pour le transformer en béton », a expliqué un Facebooker. 

Face à l’appétit vorace de promoteurs immobiliers, les riverains ont vu les rares espaces verts de la Métropole se dégrader au fil des années. Ce qui la rend loin des standards internationaux en termes de ratio d’espace vert par habitant. 

Des efforts de rattrapage 

En dépit de l’état actuel des choses, certains efforts ont été fournis en matière d’aménagement de la ville dans un sens plus écologique. Des travaux ont été réalisés jusqu’à présent, dont la réhabilitation du parc de la Ligue Arabe, parc historique de la ville blanche, et le plus grand espace vert urbain du centre-ville d’Afrique depuis le début du siècle dernier, avec une superficie de plus de 30 hectares. Elle répond ainsi aux standards les plus contemporains en termes de protection de l’environnement, d’équipements et de loisirs. 

Le coût de cette réhabilitation s’est élevé à 100 millions de dirhams, dans un partenariat entre la Commune de Casablanca, le Conseil de Région et la Direction Générale des Collectivités Locales. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme de Développement du Grand Casablanca. 

Par ailleurs, dans le cadre du programme de développement du Grand Casablanca, l’ancien parc zoologique d’Aïn Sebaâ, patrimoine environnemental et récréatif de la ville depuis plus de 80 ans, a été réhabilité en un zoo moderne répondant aux normes internationales.

Dans le même contexte, de nombreux autres parcs ont été réhabilités, comme le parc CasaNearshore à Aïn Chok, s’étalant sur une superficie de 5,5 hectares, pour lequel le coût financier est estimé à 1,8 million de dirhams.
 

Siham MDIJI