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Régions

Doukkala / Chasse aux pigeons : Le respect du quota souvent bafoué !


Rédigé par Mohamed LOKHNATI le Mardi 25 Août 2020

La chasse aux pigeons migrateurs est ouverte. Une passion dont certains ternissent l’image en outrepassant les quotas fixés par la législation.



Doukkala / Chasse aux pigeons : Le respect du quota souvent bafoué !
C’est parti depuis quelques jours pour la chasse aux pigeons migrateurs dans la région des Doukkala. Il s’agit d’une activité à portée économique nationale et internationale considérable, qui permet pour le département concerné, de mobiliser chaque année d’énormes budgets incluant les redevances d’amodiation, les aménagements et l’investissement réalisé, affirme une source responsable au journal L’Opinion.

Le nombre autorisé est de 50 tourterelles par jour et par chasseur, selon la réglementation marocaine, précise Mohamed Ghazouani, président de l’Association des Fauconniers Lekoussem à Oulad Frej, ajoutant que la chasse est autorisée les samedis, dimanches et jours fériés, mais aussi les vendredis et lundis dans les lots amodiés aux organisateurs de chasse touristique.

Ces oiseaux migrateurs voyagent généralement entre l’Afrique et l’Europe, via le Maghreb.

Au Maroc, poursuit la même source, leur chasse n’est autorisée qu’entre Juillet et Septembre, notant que les touristes peuvent les tuer uniquement s’ils passent par une agence de chasse touristique qui les prend en charge, agréée par le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts (qui dépend du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts).Malheureusement, relèvent certains chasseurs habitués, ces oiseaux migrateurs ne sont pas traités selon les règles de l’art. Les proies sont chassées de manière brutale par certains chasseurs sans scrupules, et encore moins respect aux normes requises, regrette Aziz R, chasseur assidu de la région, en conseillant à ses collègues de mieux faire en s’entraînant sur un cylindre, plutôt que sur de telles espèces d’oiseaux migrateurs. Certains autres n’hésitent pas à tirer sur tout ce qui bouge dans des lieux interdits à la chasse, loin des postes fixes, ou le font en compagnie de chiens dans certaines forêts de la région, rapporte la même source.

Cependant, font savoir d’autres férus de la chasse à Oualidia, il faut saluer l’énorme effort déployé pour la conservation et le développement du gibier et de la faune à travers les actions de repeuplement qui ont été organisées par diverses associations et entreprises de la région. Au total, précise une source des Eaux et Forêts, le Maroc compte en 2017 dans ses lots amodiés et ses réserves de chasse, quelque 149.379 oiseaux, dont 121.725 perdreaux issus d’élevages.

Par ailleurs, notons au même registre que la chasse touristique, à une plus grande échelle, continue aussi à enregistrer un essor important, puisque les 41 sociétés de chasse touristique qui exercent au Maroc ont reçu 2200 touristes cynégètes en 2016, soit une évolution de 7% par rapport à la saison précédente. Les territoires de chasse amodiés totalisent une superficie qui dépasse 2,6 millions d’hectares, répartie sur 946 lots, dont 83 lots réservés à la chasse touristique et 792 lots de chasse associative.

Mohamed LOKHNATI