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Culture

Culture : Les éditions 2020 de Tanjazz et Jazzablanca annulées


Rédigé par Kenza AZIOUZI le Lundi 31 Août 2020

Le rendez-vous annuel tant attendu par les amateurs de jazz n’aura pas lieu cette année. En effet, les éditions 2020 de Jazzablanca et Tanjazz sont annulées.



Culture : Les éditions 2020 de Tanjazz et Jazzablanca annulées
  • Avec l’espoir que les mesures allaient s’assouplir, les organisateurs souhaitaient maintenir ces éditions, avec une nouvelle version, plus light. Après des moments d’attente et d’espérance, ces derniers tranchent et optent pour l’annulation des évènements.

Contacté par « L’Opinion », Moulay Ahmed Alami, président de l’agence Seven Pm, organisatrice des deux évènements nous explique que l’organisation d’un festival prend au minimum 6 mois de préparation, entre programmation, vols, hôtels restaurants, sponsoring, lancement de la billetterie et bien d’autres.

« Concernant Jazzablanca, nous avons tout préparé initialement pour juin, il suffisait de lancer. Après le début de la crise au mois de Mars, nous avons convenu de reporter à la rentrée cette édition tout en maintenant Tanjazz en septembre. Tous les artistes et sponsors étaient prêts à jouer le jeu. Mais 4 mois plus tard au courant du mois de juillet, cela commençait à devenir pénible pour tout le monde d’être dans l’attente et les risques financiers devenaient de plus en plus certains.

On a donc essayé de proposer finalement une version réduite. Mais les dernières communications sur les ouvertures et fermetures des frontières, des quartiers, et des plages ont achevé tout espoir de maintenir cette édition », nous confie M. Alami.Pour ce qui est de l’’édition 2021 de Tanjazz, elle sera quasiment la même que celle de cette année. Pour Jazzablanca, certains artistes seront maintenus. « Mais le format va changer en mieux je l’espère, beaucoup plus condensé sur 3 au lieu de 6 jours mais avec autant d’artistes et plus de scènes que sur 6 jours.

On vous en dira plus dès que les choses se seront stabilisées, en espérant que ce soit avant la fin de l’année », assure-t-il.

L’industrie culturelle au bord du gouffre

Le secteur culturel a été parmi les premiers à subir une interdiction d’exercice formelle des autorités et le dernier à être autorisé à exercer. En ce sens, M. Alami lance un cri d’encouragement aux artistes et professionnels du métier qui traversent cette épreuve « l’industrie culturelle, aujourd’hui plus que nécessaire, est fortement affectée par cette épidémie. Je pense à tous les maillons d’une vaste chaîne humaine qui permettent chaque année de faire briller deux grands festivals, dont la réputation et la fréquentation n’ont cessé de croître depuis leurs créations : Artistes, techniciens, intermittents du spectacle, compagnies aériennes et hôteliers, producteurs et nos différents prestataires en paient un lourd tribut ». Il faut savoir que le lancement d’un événement nécessite de la visibilité et au moins 2 mois pour son organisation, sans oublier les financements. « Nous avons demandé la mise en place d’un fonds culturel qui permette aux entreprises, aux associations de pouvoir réanimer l’industrie culturelle.

Donc on espère vraiment que les conditions pour remettre en selle l’industrie musicale arriveront vite », déclare-t-il.

Kenza AZIOUZI