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Croissance post-Covid : Le Maroc, bon élève du Maghreb


Rédigé par A. C. le Mercredi 15 Décembre 2021

Alors que la croissance économique marocaine pourrait atteindre les 6,3% cette année, les autres pays maghrébins, notamment la Tunisie et l’Algérie, enregistreront des taux beaucoup moins élevés.



Le Maroc enregistrera une croissance économique "remarquable" malgré les incertitudes liées à la pandémie de Covid-19,  prévoit Le Point.

« C’est une nouvelle plutôt appréciable que vient  d’annoncer le Fonds monétaire international aux autorités marocaines, alors que le royaume a replongé dans l’incertitude en fermant ses frontières aériennes sous l’effet de l’apparition du variant Omicron dans plusieurs pays », a écrit l’hebdomadaire français Le Point dans son édition du 13 décembre.

Alors que les annulations se succèdent et que le tourisme accuse le coup, "l’économie marocaine se redresse", relève le média français  citant Roberto Cardarelli, le chef de mission pour le Maroc au sein du FMI.

Avec ses équipes, il vient d’achever une mission virtuelle pour évaluer l’état de l’économie marocaine. Conclusion : le PIB marocain devrait croître, après une contraction de 6,2% en 2020 , de 6,3 % en 2021, l’un des taux les plus élevés de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. (en comparaison, on a + 3,2 % pour l’Algérie, + 3 % pour la Tunisie, dont les économies restent vulnérables).

La reprise économique devrait donc se poursuivre dans les prochaines années, malgré les séquelles de la pandémie, prévoit l’hebdomadaire français.
 
Les grandes orientations économiques maintenues
 
Pour Roberto Cardarelli, poursuit la même source, « grâce à une campagne de vaccination particulièrement efficace et à la riposte rapide des autorités, la crise sanitaire a été maîtrisée et l’économie marocaine se redresse ». Selon l’expert, l’économie marocaine a « regagné quasiment le terrain perdu lors de la grave récession mondiale de 2020 » due à l’épidémie de Covid-19.

« Cette performance s’explique par le maintien des mesure de relance budgétaire et monétaire, par la bonne performance des principaux secteurs exportateurs, par le dynamisme des transferts des Marocains résidant à l’étranger ainsi que par la récolte exceptionnelle qui a succédé à deux années de sécheresse », ajoute le chef de mission du FMI.
 
Priorités stratégiques pour la période post-Covid
 
Citant les pronostics du FMI, le média français indique que la croissance du PIB devrait s’établir autour de 3 % en 2022, et les récentes tensions inflationnistes « restent maîtrisées et devraient s’estomper à moyen terme ».

Il fait observer, aussi, que le FMI table sur « des réformes structurelles efficaces et rapides pour accélérer la croissance à moyen terme », dans le cadre du Nouveau modèle de développement (NMD). Un pacte national à l’initiative de SM le Roi qui trace les priorités socio-économiques du royaume chérifien à l’horizon 2035.

Par ailleurs, poursuit le média français, le FMI qualifie de « prioritaires » le projet visant à étendre la protection sociale à tous les Marocains, ainsi que les réformes du secteur des entreprises publiques et du système éducatif. 

Le Point note, toutefois, que le taux de chômage reste élevé, approchant les 13 %.
 
Mesures en vue pour une meilleure résilience économique
 
« Pour renforcer la résilience et disposer de plus grandes marges de manœuvre budgétaires pour faire face à de futurs chocs, les autorités marocaines devraient réduire davantage le déficit budgétaire global et rapprocher, à moyen terme, le ratio dette sur PIB de son niveau d’avant la pandémie », préconise le FMI. Pour y parvenir, les autorités devront élargir l’assiette fiscale et en accroître la progressivité, a suggéré Roberto Cardarelli.

Le magazine français a écrit également que le Maroc a prévu dans son budget 2022 un investissement public « record » de 245 milliards de dirhams, soit plus de 23 milliards d’euros.

Le projet de loi de finances (PLF) « se base sur trois priorités : l’emploi, l’éducation et la santé », a expliqué la ministre de l’Économie et des Finances Nadia Fettah Alaoui, s’exprimant en octobre dernier. Il prévoit notamment la création de 250 000 emplois sur deux ans « en faveur des jeunes ayant perdu leur travail à cause de la crise dans les chantiers de travaux publics », a précisé la ministre. Quelque 50 000 autres jeunes devraient bénéficier d’aides pour la création d’entreprises, d’après la ministre, rapporte l’hebdomadaire français.
 
A. C.








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