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Actu Maroc

Crise Maroc-Espagne : l’Istiqlal appelle à récupérer Sebta et Mellilia


Rédigé par Anass Machloukh le Dimanche 6 Juin 2021

Lors de la session ordinaire du Conseil National, tenue samedi, le Parti de l’Istiqlal a appelé à relancer le débat sur les revendications historiques du Maroc sur Sebta et Mellilia, au moment où la crise diplomatique entre Rabat et Madrid est loin d’être résolue. Détails.




Au moment où les relations maroco-espagnoles semblent plongées dans l’inconnu suite à l’affaire Brahim Ghali. Le Parti de l’Istiqlal a dénoncé, dans un communiqué, publié en marge de la tenue de la session ordinaire du Conseil national, l’attitude hostile de Madrid, tout en appelant à revoir la coopération avec le voisin du Nord dans plusieurs domaines tels que la migration et la lutte contre le terrorisme. Outre cela, les istiqlaliens ont refusé le rôle de gendarme de frontières que l’Union européenne et l’Espagne tente d’assigner au Maroc.

Alors que la crise diplomatique entre Rabat et Madrid le « parlement du Parti » a demandé également de réaffirmer les revendications légitimes du Maroc sur les enclaves de Sebta et Melilia ainsi que les îles Zaffarines. Selon le communiqué de l’Istiqlal, le futur des relations entre les deux pays voisins dépend désormais du respect de la souveraineté territoriale du Maroc et de ses intérêts suprêmes. Il s’agit d’une condition sine qua non pour la reprise de la confiance, précise le document.

De son côté, le secrétaire général du parti Nizar Baraka a appelé, dans de son allocution, l’Espagne et l’ensemble des pays de l’Union européenne à se prononcer clairement sur le conflit du Sahara qui dure depuis des décennies et reconnaitre le plan d’autonomie proposé par le Maroc. Ceci est d’autant plus évident qu’il n’y a de plus de raisons d’ambigüité après la reconnaissance américaine, a souligné le leader de l’Istiqlal.

Rappelons qu’une crise sans précédent s’est déclenchée entre le Maroc et l’Espagne suite à l’accueil frauduleux de Brahim Ghali par un faux passeport, par les autorités espagnoles et ce, en complicité avec l’Algérie, sachant, qu’il est poursuivi par la justice. Celle-ci ne l’a pas arrêté et s’est contentée de l’auditionner par visioconférence, avant son exfiltration vers l’Algérie. S’estimant lésé par une trahison d’un « pays partenaire », le Maroc a appelé le gouvernement de Pedro Sanchez d’assumer la responsabilité de ces actes déloyaux sur l’avenir des relations bilatérales.