Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Monde

Covid-19 : Une étude britannique compte exposer des humains au virus


Rédigé par La rédaction avec MAP le Jeudi 18 Février 2021

Le Royaume-Uni sera le premier pays au monde à effectuer une étude de provocation humaine de la maladie de Covid-19, dans laquelle des humains en bonne santé seront exposés au nouveau coronavirus.



Covid-19 : Une étude britannique compte exposer des humains au virus

Après avoir obtenu l'aval de l'organisme de régulation éthique des essais cliniques, le prestigieux Imperial College de Londres a annoncé le lancement de cette étude qui exposera jusqu'à 90 volontaires adultes en bonne santé au virus, dans un environnement sûr et contrôlé.

L'essai, qui bénéficie du soutien du gouvernement britannique à hauteur de 33,6 millions de livres sterling, sera réalisé en partenariat avec le Royal Free London NHS Foundation Trust et la société clinique hVIVO.

Il vise, selon l'Imperial College, à permettre aux scientifiques de comprendre les réactions immunitaires face à la maladie et d'identifier les facteurs qui influencent la transmission du virus, en étudiant, notamment la manière dont une personne infectée libère des particules virales infectieuses dans son environnement.

L'étude initiale visera entre autres à établir quelle est la quantité minimale de virus nécessaire pour provoquer une infection au Covid-19. Ensuite, les candidats vaccins qui se sont révélés sûrs au cours des essais cliniques pourraient être injectés à un petit nombre de volontaires, qui seront ensuite exposés au Covid-19.

"Nous espérons que cette étude nous aidera à obtenir des informations uniques sur le fonctionnement du virus, et à comprendre quels vaccins offrent les meilleures chances d'empêcher l'infection", a déclaré le président du Groupe de travail sur les vaccins du gouvernement britannique, Clive Dix.

Comme beaucoup moins d'informations sont disponibles sur les nouveaux variants du virus, les chercheurs utiliseront uniquement la souche virale originale qui circule au Royaume-Uni depuis mars 2020.

Au cours de l'étude, des médecins et des scientifiques seront disponibles 24 heures sur 24 pour veiller à la sécurité des volontaires et surveiller les effets du virus.