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Actu Maroc

Comité Exécutif du PI : Les Istiqlaliens déçus par le projet de Loi de Finances rectificative


Rédigé par Saâd JAFRI le Vendredi 10 Juillet 2020

Lors d’une réunion à distance en session ordinaire, le Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal a mis le projet
de la Loi de Finances rectificative sous la loupe. Plusieurs lacunes ont été relevées. Détails.



Comité Exécutif du PI : Les Istiqlaliens déçus par le projet de Loi de Finances rectificative
Bien que le projet de loi de Finances rectificative, proposé par l’Exécutif, tienne compte de plusieurs recommandations du Parti de l’Istiqlal, notamment en termes d’accompagnement financier, de promotion des produits locaux et d’accélération de la mise en œuvre des réformes de l’administration via la simplification et la numérisation des procédures, plusieurs lacunes demeurent d’actualité.

Le Comité Exécutif du Parti de l’Istiqlal a souligné, à l’issue d’une réunion tenue mardi, que le PLF rectificative, proposé par le gouvernement, n’est pas à la hauteur de «la phase historique par laquelle passe notre pays», du fait qu’il ne propose que la moitié des solutions attendues par les Marocains durant cette conjoncture défavorable. Et de préciser que le projet s’est «consacré à une logique de reprise des activités au lieu de mettre en place les conditions nécessaires pour une relance économique, réelle et socialement responsable». 

Par ailleurs, les Isitqlaliens n’ont pas manqué de souligner que le très attendu texte de loi ne précise pas les priorités de la phase post-confinement, surtout en matière d’éducation et de santé, accentuant son caractère de loi de finances «bricolée».

Les oubliés de la loi de budget

Le Comité Exécutif a également exprimé son mécontentement visà-vis du manque d’engagement du gouvernement dans l’accompagnement des professionnels, ajoutant que le projet de loi n’inclut pas les exigences liées à la protection sociale des professions libérales. Par ailleurs, il a précisé que l’Exécutif a «malheureusement» manqué l’opportunité de régulariser le secteur informel.

Les héritiers d’Allal El Fassi ont également pointé du doigt l’attaque continue du gouvernement visant le pouvoir d’achat des Marocains, surtout ceux issus de la classe moyenne, précisant que le projet de Loi de Finances rectificative ne prévoit aucune mesure qui augmenterait les revenus et améliorerait la situation économique des ménages. De plus, il ne comporte aucun mécanisme pour endiguer l’évolution alarmante de la pauvreté, sachant qu’environ 10 millions de personnes sont pauvres ou menacées de pauvreté. Dans ce sens, le Comité appelle le gouvernement à accélérer le versement des aides et de continuer à répondre aux plaintes des citoyens qui ont été privés des indemnités en ces temps de crise. 

La marginalisation du monde rural dans le PLF a également fait réagir les Istiqlaliens qui ont attiré l’attention sur le danger de l’absence d’une vision gouvernementale pour faire avancer les zones rurales et les régions montagneuses.

Dans ce cadre, ils ont rappelé que le monde rural est touché de plein fouet à cause du déficit pluviométrique et la crise sanitaire, d’où l’importance d’agir en urgence.

Saâd JAFRI