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Actu Maroc

Blanchiment d'argent : mise en place d'une Commission nationale pour se conformer aux normes du GAFI


Rédigé par Anass Machloukh le Mercredi 5 Janvier 2022

Le Maroc a mis en place une Commission nationale chargée d'appliquer les résolutions du Conseil de sécurité, relatives à la lutte contre le Blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. L'objectif est de renforcer le dispositif national en la matière afin de sortir le Maroc, le plus vite possible, de la liste grise du Groupe d'action financière (GAFI). Détails.



Toujours inscrit dans la liste grise du GAFI, en tant que "juridiction soumise à une surveillance renforcée", le Maroc fait la course contre la montre pour s'adapter aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Après avoir renouvelé l'arsenal législatif, le Royaume passe à l'action. Il a été institué une Commission nationale chargée d'appliquer les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la lutte contre le Blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

La Commission a été instituée, ce mercredi, lors d'une cérémonie, tenue au ministère de la Justice, en présence du ministre Abdellatif Ouahbi, le Wali de Bank-Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, et le Président délégué du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, Mohamed Abdennabaoui.

"Cette initiative traduit l'attachement du Maroc aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la prolifération des armes", a souligné le ministre de la Justice, lors de son allocution. Ce domaine nécessite la conjonction des efforts de tous les acteurs institutionnels concernés à savoir la Justice, le gouvernement et les opérateurs financiers.

En effet, si le Maroc a mis en place toute une Commission spéciale, c'est pour sortir le plus vite possible de la liste grise du Groupe d'action financière (GAFI) qui a maintenu le Royaume dans sa fameuse liste grise, même si le Royaume a renouvelé sa législation, en adoptant loi 12.18 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. La nouvelle loi apporte de nouveaux mécanismes de traçage des flux de capitaux pour barrer la route aux réseaux criminels qui veulent pénétrer l'économie légale. La loi a introduit également de nouvelles sanctions plus dures.

Rappelons que l'évaluation du Maroc par la task-force du GAFI a décelé plusieurs défaillances en matière de législation. Abdellatif Ouahbi a expliqué que le Maroc n'a respecté que 28 sur les 40 recommandations émises par le GAFI. Lorsque la Task-force place une juridiction sous surveillance renforcée, cela signifie que le pays s’est engagé à résoudre rapidement les défaillances stratégiques identifiées dans les délais convenus et qu’il fait l’objet d’une surveillance renforcée.