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Régions

Béni Mellal-Khénifra : Redresser la perle du Moyen Atlas


Rédigé par Anass MACHLOUKH le Lundi 30 Août 2021

Investissements, infrastructures, hôpitaux, éradication des bidonvilles et réforme des marchés ruraux, le Parti de l’Istiqlal s’engage à placer la région de 2,5 millions d’habitants au rang des régions épanouies du Royaume. Détails.



Béni Mellal-Khénifra : Redresser la perle du Moyen Atlas
En plus de son programme national, le Parti de l’Istiqlal réserve à chaque région des sousprogrammes spécifiques, adaptés à la réalité du vécu des habitants locaux. Une façon de traduire la vision sociale du parti, en fonction des besoins de chacune des 12 régions du Royaume. Région vive, à forte diversité culturelle, où sont mélangées harmonieusement les identités arabe et amazighe, Béni Mellal-Khénifra, à l’instar de plusieurs autres régions du pays, peine à profiter dûment des retombées de la croissance qu’a connue le pays durant les vingt dernières années, et ce, malgré les efforts fournis en matière d’investissement dans les infrastructures.

Cette région de 2,5 millions d’habitants, et qui compte 135 communes, n’est pas aussi épanouie que pourrait le permettre son potentiel, sachant qu’elle abrite l’une des plus grandes réserves de phosphate au monde, dans la zone de Khouribga. Les chiffres reflètent cet état de fait : une croissance dérisoire qui ne dépasse pas 2,9% et une contribution jugée faible à la richesse nationale, estimée à 6,8% du PIB.

S’ajoute à cela une pauvreté importante (9,1%) et un chômage relativement stable (5,9%). Cependant, compte tenu de l’émigration massive qu’ont connue des villes comme Khouribga, Béni-Mellal ou Fkih Ben Salah, la région concentre une part conséquente des transferts des Marocains Résidant à l’Etranger.

Afin de redynamiser l’activité économique à Béni Mellal-Khénifra, le Parti de l’Istiqlal a énuméré une série de mesures visant à placer la région à l’avant-garde des régions du Royaume. La feuille de route est claire : un investissement massif dans les infrastructures et services sociaux, dont les habitants ont fortement besoin avec une attention particulière à la création d’emploi.
 
« Notre programme vise à jeter les fondements d’un avenir radieux »
Rehhal Mekkaoui

Santé : un CHU et 2 hôpitaux provinciaux
 
La priorité d’abord est aux services de base, Education et Santé, dont il n’est plus question de temporiser, à l’ère du Nouveau Modèle de Développement. Le parti s’engage à améliorer l’offre de santé par la construction de nouveaux hôpitaux, dont un Centre Hospitalier Universitaire (CHU) à Béni Mellal, d’une capacité de 100 lits.

Ce projet devrait coûter près de 1,5 milliard de dirhams, comprenant également un institut de formation des aides-soignants. Rappelons ici que la région susmentionnée ne compte pas de CHU, sachant que le Royaume ne dispose que de cinq qui sont opérationnels, à Rabat, Casablanca, Marrakech, Oujda et Fès.

En plus de cela, le programme de l’Istiqlal s’engage également à construire deux autres hôpitaux provinciaux à Azilal et Fkih Ben Salah. 700 millions de dirhams devraient être mis sur la table. Pour le reste des provinces, l’Istiqlal veut renforcer les ressources humaines et les capacités litières des hôpitaux déjà existants, avec une restructuration complète des hôpitaux ayant plus de 300 lits.

En somme, tous ces investissements devraient coûter dans les 2,9 milliards de dirhams. En ce qui concerne l’éducation, l’Istiqlal se fixe un objectif ambitieux : généraliser les écoles communales sur toutes les zones rurales, et ce, afin de concrétiser la promesse de l’Istiqlal de généraliser le préscolaire au Maroc d’ici cinq ans.

Un autre objectif audacieux est cité : il s’agit de la mise en place d’une Faculté de médecine et de pharmacie, en plus de plusieurs annexes universitaires à Khénifra, Azilal et Fkih Ben Salah. S’agissant de la Formation professionnelle, les Istiqlaliens visent à créer 16 centres de formation dans les métiers du numérique.

Eradication des bidonvilles, Internet gratuit

Pour ce qui est de l’aménagement des territoires, le parti a défini des objectifs pour les milieux urbain et rural. Plus de bidonvilles dans les zones urbaines, promet le Parti de la Balance, en cas de prise des commandes de la région, tout en s’engageant à mettre en place plus d’espaces verts et des parcs de jeux dans chaque quartier. Considéré comme service public qui doit être prodigué à titre gracieux, Internet devrait être accessible gratuitement dans les endroits publics, s’engage l’Istiqlal. Pour les villages, le programme istiqlalien prend l’engagement d’entretenir le réseau routier ainsi que le réseau de liaison électrique et d’eau potable. Bien que d’énormes avancements soient enregistrés dans ce domaine, l’entretien n’en demeure pas moins indispensable et nécessite un investissement régulier.

Les grands chantiers d’infrastructures font partie du programme. Bien qu’il soit régional, parmi l’un des grands projets proposés par l’Istiqlal, on trouve un projet d’une route-express Oued Zem- Rommani- Rabat, s’y ajoute la concrétisation du projet, dont les appels d’offres sont déjà lancés, d’une autoroute reliant Béni-Mellal au tronçon Fès/Meknès. Ces chantiers devraient amplifier l’accessibilité de la région.

Emploi : attirer les investisseurs

Avec un taux de chômage de 5,9% et un exode important vers les métropoles, la région Béni Mellal- Khénifra a besoin de revigorer son potentiel de croissance afin de se positionner comme un nouveau pôle de croissance capable d’employer sa jeunesse.

Pour ce faire, l’Istiqlal propose de créer un environnement propice pour l’émergence des PME et des Startups, avec une concentration sur les secteurs, selon chaque ville. Une concentration dans l’industrie alimentaire à Béni-Mellal et sur le textile à Khénifra, lit-on sur le programme. Concernant Khouribga, qui dépend cruellement de l’OCP, il est préconisé d’y diversifier les activités de l’office et d’investir plus dans les mines.

Accueillir les Start-ups

La multiplication des centres d’accueil des nouvelles Start-ups est parmi les mesures prévues. En fait, il s’agit de se conformer à une stratégie nationale, sachant que le Maroc est décidé à aller dans cet élan de promotion du numérique comme vecteur de croissance dans les années à venir.

Pour les jeunes entrepreneurs et les jeunes commerçants, le Parti de l’Istiqlal propose de les accompagner et de les aider à trouver un local à prix accessible. L’accès au financement devrait connaître une poussée considérable avec la mise en place d’une Banque régionale d’investissement.

La même logique s’applique aux jeunes du monde rural. En plus de la facilitation de l’accès aux crédits agricoles pour les petits agriculteurs, ces derniers pourraient voir leurs revenus augmenter de 40%, si les mesures d’organisation des circuits de commercialisation sont appliquées. Le programme s’engage à moderniser les marchés hebdomadaires, en luttant contre la spéculation et l’entremise qui portent atteinte à ces derniers.
 
« Il est temps de faire bénéficier les Marocains de la richesse de leur pays »
Nizar Baraka


 
Anass MACHLOUKH

 


Les phosphates au service de l’écologie

Quoique négligée souvent dans le débat politique, l’écologie est l’une des préoccupations de l’opinion publique, d’autant que le changement climatique et les périls naturels sont une réalité palpable. Comme prévu dans son programme national qui préconise la protection de l’économie verte dans les régions, le Parti de l’Istiqlal veut réserver une partie des revenus des phosphates pour l’élargissement des espaces verts et de l’économie verte dans la région Béni Mellal-Khénifra.

En plus, dans le cadre du plan national de l’eau que le Parti de l’Istiqlal veut mettre en oeuvre pour préserver les ressources hydriques dans les prochaines années, le programme régional de Béni Mellal- Khénifra contient un projet de boisement des régions qui entourent les bassins et les lacs, le but étant de réduire les alluvions au niveau des bassins de la région et d’augmenter leurs capacités de stockage de 269 millions mètres cubes. Cela permettra également d’enrichir les terres arables.