Menu
L'Opinion
Lire GRATUITEMENT notre journal en PDF
L'Opinion
Facebook
Twitter
YouTube Channel
Instagram
LinkedIn

Régions

Béni Mellal-Khénifra : La pisciculture pour sauver l’agriculture


Rédigé par Avec MAP le Vendredi 28 Août 2020

La multiplication des projets de pisciculture et d’aquaculture transforme la région en pôle aquacole qui contribuera à l’amélioration de l’agriculture et la production poissonnière.



Béni Mellal-Khénifra : La pisciculture pour sauver l’agriculture
La pisciculture, utilisée, notamment, pour lutter contre l’eutrophisation des eaux d’irrigation permet de sauvegarder une meilleure qualité aux eaux d’irrigation et d’arrosage des champs et de lutter contre la prolifération des macrophytes dans les canaux d’irrigation par le biais de la reproduction des carpes de chine, utilisées pour dévorer les végétaux nuisibles dans ces eaux.

La pisciculture est devenue ainsi un enjeu de plus en plus grandissant pour les agriculteurs de la région qui considèrent cette branche de l’aquaculture comme une filière des plus bénéfiques pour le nettoyage des retenus des barrages et des eaux d’irrigation en vue d’assurer une meilleure eau pour l’arrosage et pour l’irrigation des bétails. 

Dans ce sens la Société «Asmak Nile» de Béni Mellal est une entreprise active dans la production des carpes chinoises destinées à la lutte contre les phénomènes des végétaux nuisibles à l’eau, à son goût, et à son odeur et, dans, la production des tilapias, destinées à la consommation humaine, riche en vitamine B, en vitamine D, en sélénium et en phosphore.

La production annuelle de cette entité avoisine les 60 tonnes de tilapias pour la consommation humaine et 2 millions d’alevins de carpes chinoises pour nettoyer les bassins d’irrigation. Elle compte un total de 25 bassins d’élevage pour à la fois la protection des eaux d’irrigation dont la pollution peut significativement impacter la salubrité des récoltes, a souligné le directeur technique de la société, Rabii Souilem.

La première étape de production consiste en la sélection des géniteurs qui se fait manuellement pour sélectionner les mâles et femelles selon les signes de maturation.

Après ce processus, les géniteurs sont mis dans des bassins, et vient alors une troisième étape dédiée à l’injection hormonale avant l’extraction des œufs.

Par ailleurs, l’utilisation de carpes de Chine s’est révélée efficace pour nettoyer les retenues d’eau des algues en ce sens qu’un seul poisson mature est capable de dévorer une quantité de 40 kilogrammes d’algues, ce qui garantit une qualité meilleure des eaux.

L’originalité de la pisciculture réside aussi dans sa qualité de branche purificatrice des eaux de tout ce qui est de nature à les polluer, tels les végétaux nuisibles et les algues qui impactent la qualité des eaux des canaux d’irrigation, des bassins de gouttes à gouttes et des retenues des barrages.

Ce projet a également mis en place toute une infrastructure pour assurer une meilleure production de ces variétés de poissons en s’équipant de bassins de production d’une superficie totale de 15 ha, de 25 bassins bétonnés sous serre, de 2 stations de pompages et d’un laboratoire de contrôle.

Avec MAP

  


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 25 Septembre 2020 - 21:03 De nouvelles mesures restrictives à Nouaceur