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Actu Maroc

Bank Al-Maghrib : La hausse des réserves améliore la liquidité


Rédigé par A. CHANNAJE le Lundi 17 Janvier 2022

Le besoin en liquidité des banques s’est atténué, en décembre 2021, à 64,8 milliards de dirhams en moyenne hebdomadaire, contre 71,5 milliards un mois auparavant. Cette baisse reflète essentiellement la hausse des réserves de change, explique Bank Al-Maghrib (BAM) dans sa revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière du mois de janvier 2022.



Bank Al-Maghrib : La hausse des réserves améliore la liquidité
La Banque centrale a injecté ainsi un montant total de 82,8 milliards, incluant 36,5 milliards à travers les avances à 7 jours, 22,7 milliards sous forme d’opérations de pension livrée, 23,5 milliards via les prêts garantis et 60 millions de dirhams au titre de swap de change. Dans ces conditions, poursuit la même source, le taux interbancaire s’est maintenu à 1,50% et le volume journalier des échanges sur le marché interbancaire s’est établi à 3,9 milliards de dirhams.

Sur les autres marchés, les taux des bons du Trésor n’ont pas connu de variations importantes en décembre aussi bien sur le compartiment primaire que secondaire. Pour les taux de rémunération des dépôts à terme, ils ont enregistré en novembre des hausses mensuelles de 2 points de base à 2,15% pour ceux à 6 mois et de 30 points à 2,51% pour ceux à un an.

En ce qui concerne les taux débiteurs, les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques relatifs au troisième trimestre 2021 indiquent une quasi-stabilité du taux moyen global à 4,35%.

Par secteur institutionnel, les taux assortissant les prêts aux particuliers sont restés quasiment inchangés à 5,20%, recouvrant un accroissement de 66 points des taux appliqués aux comptes débiteurs et crédits de trésorerie, une baisse de 13 points de ceux des prêts à la consommation et une stabilité de ceux des crédits à l’habitat.

Quant aux taux appliqués aux prêts octroyés aux entreprises, ils ont augmenté de 13 points, traduisant notamment des hausses de 12 points pour les prêts aux grandes entreprises et de 15 points pour ceux aux TPME.

Dépôts à vue auprès des banques

Pour ce qui est de la masse monétaire, désignée par l’agrégat M3, elle s’est accrue de 7,1% en novembre après 7,2% un mois auparavant. Par principale composante, les dépôts à vue auprès des banques ont vu leur taux d’accroissement revenir de 7,6 à 7,5%, suite notamment à la décélération de la progression de ceux des ménages de 6,8% à 6,2%.

Dans le même sens, les titres des OPCVM monétaires se sont accrus de 30% au lieu de 30,5% un mois auparavant. Pour ce qui est des dépôts à terme, ils ont connu une hausse de 4,6% après celle de 3,3% avec en particulier une nette atténuation du recul de ceux des autres sociétés non financières de 10,1% à 0,7% et un accroissement de ceux des agents financiers de 59,9% après 57,9% en octobre.

Concernant la circulation fiduciaire et les dépôts en devises, Bank Al-Maghrib souligne qu’ils ont augmenté respectivement de 5,8% et de 28,4% au lieu de 5,4% et de 21,9%.

Crédits aux ménages

Par source de création monétaire, poursuit toujours BAM, le crédit bancaire s’est accru de 2,8% en novembre contre 3,1% en octobre. Cette évolution recouvre une baisse du crédit destiné au secteur financier de 5% après celle de 3,4% et une stabilisation de la croissance des prêts au secteur non financier à 4,1%.

Par secteur institutionnel, le crédit aux entreprises privées s’est accru de 4% contre 3,9% en octobre, reflétant essentiellement des accélérations des accroissements des facilités de trésorerie de 9,1% à 9,7% et des prêts à l’équipement de 0,7% à 1,8%.

En ce qui concerne les concours aux entreprises publiques, ils ont connu une diminution de 1,3%, après celle de 1,8. Cette baisse recouvre une hausse des facilités de trésorerie de 2% après un recul de 5,7% et une accentuation de la baisse des prêts à l’équipement de 14% à 14,7%, explique BAM.

Quant aux crédits aux ménages, leur rythme de progression s’est stabilisé à 5%, avec notamment une quasistabilité du taux d’accroissement des prêts à l’habitat à 5,3% et une accélération de celui des crédits à la consommation de 1,5% à 2,3%.

Avoirs officiels de réserve

Concernant les créances en souffrance, BAM nous apprend qu’elles ont enregistré une hausse de 5,8% et leur ratio au crédit bancaire est resté inchangé à 8,8%. Elles ont augmenté de 5,9% pour les entreprises nonfinancières privées et de 6,9% pour les ménages avec des ratios de 11,7% et de 10,1% respectivement.

Autre performance soulevée par la Banque centrale, elle concerne les avoirs officiels de réserve qui se sont accrus de 10,6% en novembre, intégrant l’équivalent de 498 millions de dirhams des achats de devises par BAM dans le cadre des opérations d’adjudication. Ainsi, leur encours s’est situé à 322,7 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 6 mois et 17 jours d’importations de biens et services.

Pour ce qui est des créances nettes sur l’administration centrale, leur accroissement annuel est resté inchangé à 8,3%, avec des décélérations de la croissance des bons du Trésor détenus par les OPCVM monétaires de 15,2% à 3% et de ceux détenus par les banques de 9,8% à 8,8%.

Quant aux agrégats de placements liquides, souligne toujours BAM, ils ont augmenté de 11% après 10,5%, recouvrant une accélération de la progression des titres des OPCVM obligataires de 4,5% à 8,2% ainsi que des décélérations des rythmes de croissance des bons du Trésor intégrés dans cet agrégat de 6,3% à 4,8% et des titres OPCVM actions et diversifiés de 72,9% à 69,3%.



A. CHANNAJE