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Associations de la société civile: Quand le financement fait défaut


Rédigé par Safaa KSAANI le Dimanche 7 Juin 2020

La question du financement des associations de la société civile au niveau du Continent était au cœur du débat en visioconférence organisé samedi 6 juin dans le cadre de la 1ère édition du Forum Jeunesse et Développement (YDF-Youth & Development Forum).



Associations de la société civile: Quand le financement fait défaut
Cette édition ayant pour thème « la place de la jeunesse africaine dans les modèles de développement », a servi de plateforme pour les différents intervenants de mettre l'accent sur la question du financement des associations de la société civile en Afrique, avec un focus sur l’indépendance de ces acteurs en matière d’élaboration de visions stratégiques.

Absence de plans stratégiques à long terme

Les participants ont été unanimes à souligner que la société civile en Afrique fait face à des contraintes notamment relatives au financement de ses projets et à la préservation de son indépendance vis-à-vis des Etats et des bailleurs de fonds étrangers, faisant remarquer que les actions et les projets des associations de la société civile en Afrique demeurent, dans la grande majorité des cas, dépendants de l'appui financier des organismes internationaux de coopération.

En l’absence de plans stratégiques à long terme, les associations africaines se trouvent, du coup, contraintes d'adapter leurs projets aux appels d’offre concoctés par des bailleurs de fonds au lieu de trouver des financeurs, qui partagent avec elles les mêmes objectifs, ont-ils déploré.

Et autres contraintes…

Les participants se sont penchés également sur les principales contraintes dont font face les associations africaines. Il s’agit de la difficulté de l’accès à une information statistique actualisée à même de leur permettre d’élaborer des projets de développement, des difficultés inhérentes à la mise en œuvre de leurs projets, outre une défaillance en matière de certaines législations africaines qui pourraient représenter « un frein » devant la société civile en termes de concrétisation et de
développement de projets.

Sur l'importance de la transformation numérique, ils ont fait savoir que celle-ci a offert aux associations africaines une grande ouverture sur l’étranger, le partage des expériences et expertises, et le renforcement du réseautage entre les différentes composantes de la société civile.

Par ailleurs, les participants à ce forum, organisé conjointement par l’Association « Dar Chabab Rahal Ben Ahmed», l’Association des amis des écoles et le Centre Cadi Ayyad pour le Développement, débattront pendant neuf jours de thématiques se rapportant notamment à « l’innovation, la recherche scientifique et les questions de l’immigration », « la société civile et les questions du développement en Afrique », « la participation politique de la jeunesse africaine » et « le développement durable en Afrique : les opportunités et les défis ».

  


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