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Monde

Assassinat du président haïtien : Américains et Colombiens sur l’enquête


Rédigé par La rédaction le Dimanche 11 Juillet 2021

Les USA et la Colombie assisteraient les Haïtiens dans l’enquête sur l’assassinat du président Moïse dont la veuve a accusé les commanditaires de vouloir empêcher le changement démocratique.



Les Etats-Unis et la Colombie ont annoncé vendredi qu’ils enverraient des agents de police et du renseignement à Haïti pour assister les policiers haïtiens dans leur enquête concernant l’assassinat du président Jovenel Moïse.

L’assassinat, perpétré mercredi par ce que les autorités ont décrit comme un groupe de tueurs professionnels, a plongé Haïti dans une crise politique que pourraient aggraver les violences entre gangs et l’épidémie de coronavirus.

«Les Etats-Unis restent engagés auprès de ses partenaires haïtiens et internationaux afin de soutenir le peuple haïtien au lendemain de l’assassinat du président», a déclaré vendredi la porte-parole de la Maison blanche, Jen Psaki. La veuve du président haïtien Jovenel Moïse, a accusé des ennemis, sans les identifier, d’avoir organisé l’attaque pour empêcher le changement démocratique.

Jovenel Moïse a été abattu à son domicile de Port-au-Prince par un commando de tueurs composé de 26 Colombiens et de deux Américains d’origine haïtienne, selon les autorités haïtiennes. Le doute s’est toutefois installé quant à cette version, les familles d’au moins deux des Colombiens ayant affirmé qu’ils avaient été engagés comme gardes du corps. Martine Moïse, qui a été blessée lors de l’attaque et a été transportée par avion en Floride pour y être soignée, a déclaré que son mari était visé pour des raisons politiques. «Vous savez contre qui le président se battait», a-t-elle déclaré dans un enregistrement publié sur Twitter, sans nommer personne.

A qui profite le crime ?

«Ils ont envoyé des mercenaires pour tuer le président chez lui avec des membres de sa famille à cause des routes, de l’eau, de l’électricité et du référendum ainsi que des élections à la fin de l’année pour qu’il n’y ait pas de transition dans le pays.» Jovenel Moïse avait parlé de forces obscures à l’oeuvre derrière les années de troubles sous son mandat des politiciens rivaux et des oligarques en colère contre ce qu’il appelait ses tentatives de nettoyer les contrats gouvernementaux et la politique et avait proposé un référendum pour changer la constitution d’Haïti.

Le référendum, prévu le 26 septembre en même temps que les élections présidentielles et législatives, pourrait abolir le poste de premier ministre, remodeler le pouvoir législatif et renforcer la présidence. Ses détracteurs l’ont qualifié de coup de force.