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Accord social : Une nouvelle pierre dans l’édification d’un Maroc nouveau


Rédigé par Soufiane CHAHID le Lundi 29 Avril 2024



Accord social : Une nouvelle pierre dans l’édification d’un Maroc nouveau
La seconde partie du mandat gouvernemental commence avec la conclusion d’un accord social historique. Après deux rounds de négociations, le gouvernement et les partenaires sociaux se sont mis d’accord sur un ensemble de mesures et de réformes. Cela concerne aussi bien le secteur public, avec une augmentation générale de 1.000 dirhams répartie sur deux tranches, que le secteur privé, avec une hausse de 10% du SMIG et du SMAG. Pour ce qui est de la classe moyenne, il a été décidé de réviser la grille de l’IR en exonérant les salaires de moins de 6.000 dirhams mensuels et en réduisant le taux marginal de 38% à 37%.

Cet accord a également permis au gouvernement de ressortir de ses tiroirs trois grandes réformes : celle des retraites, visant à réorganiser le système en un pôle public et un pôle privé, la révision du Code du travail pour introduire plus de flexibilité, et enfin l’élaboration d’une loi encadrant le droit de grève.

Pour le gouvernement Akhannouch, il s’agit là d’une des grandes réalisations de son mandat. Malgré de multiples tentatives, les gouvernements précédents n’avaient pas réussi à débloquer ces importants dossiers avec les représentations des travailleurs, tandis que la CGEM s’impatientait pour la réforme du Code du travail.

En effet, selon le patronat, ce texte inadapté est en partie responsable de la situation catastrophique du marché du travail. En raison de sa rigidité, le Code du travail actuel dissuade certains entrepreneurs d’embaucher de nouveaux salariés.

Pour une entreprise financièrement fragile et dont l’avenir est incertain, le recrutement d’un salarié représente un risque, car en cas de détérioration de la situation, il n’est pas facile de se séparer de la recrue sans subir de conséquences financières et légales.

Toutefois, cette flexibilité devra être accompagnée d’un filet de sauvetage pour ces salariés. Il faudra ainsi trouver un modèle de “flexisécurité” alliant à la fois la liberté de recruter et de licencier pour les patrons d’entreprises, et une assurance chômage pour les licenciés.

En définitive, ce nouveau Code du travail ne sera que la traduction de la vision du nouveau Maroc : d’un côté, une économie libre, dynamique et compétitive; de l’autre, un Etat social et protecteur pour les plus fragiles.



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