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International

A Gaza, un hôpital fait état d'au moins 37 morts dans une frappe revendiquée par Israël


Rédigé par L'Opinion avec AFP Jeudi 6 Juin 2024

Un hôpital de la bande de Gaza a fait état jeudi de la mort d'au moins 37 personnes dans un bombardement contre une école de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), l'armée israélienne revendiquant cette frappe qui visait "une base du Hamas".



A la veille de l'entrée dans le neuvième mois de la guerre entre Israël et le Hamas dans le territoire palestinien, le président américain Joe Biden et 16 autres dirigeants ont exhorté le Hamas à accepter un accord de cessez-le-feu actuellement sur la table.

En attendant, Israël poursuit sans répit son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, en riposte à l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans un communiqué que "des avions de combat de l'armée (...) avaient mené une frappe précise sur une base du Hamas située à l'intérieur d'une école de l'Unrwa dans la région de Nousseirat" (centre), affirmant avoir éliminé dans cette attaque "plusieurs terroristes" ayant pris part selon elle à l'attaque du 7 octobre.

L'hôpital Al-Aqsa de Deir el-Balah, situé à proximité de Nousseirat, a fait état d'au moins 37 morts dans cette école où se trouvaient selon l'Unrwa, 6.000 déplacés.

Les Etats-Unis ont appelé Israël à être "pleinement transparent", notamment en "rendant publique" les "noms des personnes" tuées dans la frappe, a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller.

Le Hamas a lui condamné une "guerre continue d'extermination et de nettoyage ethnique" contre le peuple palestinien.

"Nous dormions, et à 02H00 du matin, nous avons vu le plafond, les murs et les fenêtres nous tomber dessus", a raconté à l'AFP Salmane al-Maqdama, une Palestinienne témoin du bombardement.

Le chef de l'Unrwa Philippe Lazzarini a affirmé qu'Israël avait frappé "sans avertissement préalable" l'école, transformée en abri pour la population déplacée par les combats.

Il s'agit d'un "nouvel exemple terrifiant du prix payé par les civils (...) qui tentent juste de survivre", a regretté le secrétaire général des Nations, Antonio Guterres, selon son porte-parole Stéphane Dujarric.





La guerre dans la bande de Gaza a été déclenchée par l'attaque menée dans le sud d'Israël par des commandos du Hamas infiltrés depuis le territoire palestinien le 7 octobre, qui a entraîné la mort de 1.194 personnes, en majorité des civils tués ce jour-là, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir de chiffres officiels israéliens.

Quelque 251 personnes ont été emmenées comme otages lors de cette attaque. Après une trêve en novembre ayant notamment permis la libération d'une centaine d'entre eux, 120 otages sont toujours retenus à Gaza, dont 41 sont morts, selon l'armée israélienne.

En réponse à l'attaque du 7 octobre, l'armée israélienne a lancé une offensive meurtrière dans le petit territoire côtier où le Hamas a pris le pouvoir en 2007. Au moins 36.654 Palestiniens, essentiellement des civils, ont été tués, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza dirigé par le Hamas.

Outre la frappe sur l'école de l'Unrwa, des témoins ont également indiqué que des tirs de roquettes avaient eu lieu dans le centre de la bande de Gaza.

Selon une source locale, des avions israéliens ont aussi mené plusieurs frappes dans l'est et le centre de la ville de Rafah, située dans le sud, à la frontière avec l'Egypte, où l'armée israélienne a lancé des opérations terrestres début mai.

Cette offensive sur Rafah, qui a poussé un million de Palestiniens, selon l'ONU, à fuir la ville, a aussi entraîné la fermeture du point de passage avec l'Egypte, essentiel à l'entrée de l'aide internationale dans le territoire assiégé qui comptait au début de la guerre quelque 2,4 millions d'habitants.





Sur le plan diplomatique, Joe Biden a présenté le 31 mai une feuille de route proposée selon lui par Israël qui prévoit, dans une première phase, un cessez-le-feu de six semaines accompagné d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza, de la libération de certains otages enlevés lors de l'attaque du Hamas et de prisonniers palestiniens détenus par Israël.

"Il est temps que cette guerre se termine et cet accord est un point de départ nécessaire", a déclaré jeudi la Maison Blanche dans un communiqué conjoint avec notamment les dirigeants de la France, du Royaume-Uni, de l'Allemagne, du Canada, et de pays sud-américains, appelant Israël et le Hamas "à faire les derniers compromis nécessaires".

Le Hamas va présenter sa réponse à cette proposition "dans les jours à venir", a affirmé jeudi un "haut responsable" cité par Al-Qahera News, média proche des services de renseignement égyptiens, faisant état de "signaux positifs" du mouvement islamiste palestinien.

Mais les exigences contradictoires des deux camps laissent cependant peu d'espoir de voir le plan annoncé par M. Biden se concrétiser.

Un haut responsable du Hamas a déclaré jeudi qu'il n'y avait pas de "nouvelle proposition" de cessez-le-feu: "Ce ne sont que des mots prononcés par (Joe) Biden dans un discours", a estimé Oussama Hamdan depuis Beyrouth.

"Jusqu'ici, les Américains n'ont présenté aucun document qui les engage à respecter ce que Biden a dit", a-t-il poursuivi, ajoutant que le Hamas était prêt à accepter un accord seulement s'il comprend les exigences du mouvement, dont un cessez-le-feu permanent et le retrait complet des troupes israéliennes de la bande de Gaza.

Face aux pressions internationale, Israël assure vouloir détruire le Hamas, qu'il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l'Union européenne.

"Israël mène une campagne difficile sur de nombreux fronts (...) dans un contexte de pressions internationales complexes", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une visite jeudi d'un centre de commandement militaire en Cisjordanie occupée.



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