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1er Mai au Liban : Sous le signe des rêves perdu


Rédigé par La rédaction le Dimanche 1 Mai 2022



1er Mai au Liban : Sous le signe des rêves perdu
La fête internationale du travail, intervient au moment où le Liban traverse la pire crise économique de son histoire, avec l’effondrement de sa monnaie locale (la lire), une pénurie de médicaments, de carburant et d’autres produits de première nécessité, le tout couronné par une forte baisse du pouvoir d’achat des Libanais.

L’année dernière, le prix d’un gallon d’essence au Liban était d’environ 39 mille livres (26 dollars), alors qu’aujourd’hui il a atteint les 500 mille livres (333 dollars), parallèlement à l’effondrement de la monnaie nationale, où un dollar vaut 27 mille livres libanaises, alors qu’il valait seulement 1500 livres auparavant.

Beaucoup de Libanais considèrent que les élections législatives vont produire une nouvelle classe politique qui pourrait mener à des réformes dans le pays pour améliorer leur niveau de vie. Un espoir vite refroidi par d’autres de leurs concitoyens qui estiment que les prochaines législatives ne feront que consolider le pouvoir de la classe dirigeante et reproduire les mêmes politiciens, sans changements radicaux.

La fête du travail est un jour férié au Liban, où tous les services officiels, administrations et magasins privés sont fermés, mais certains commerçants préfèrent ne pas fermer leurs portes, espérant vendre plus de marchandises.

La fête du travail «une malédiction»

Un Libanais de 38 ans, propriétaire d’un magasin de pneumatiques dans le nord du pays, décrit la fête du Travail comme une «malédiction», pas comme un jour férié. Le jeune homme affirme que le travailleur libanais se trouve aujourd’hui dans une situation misérable, quel que soit son salaire, il ne pourra pas vivre dignement.

Après l’effondrement de la monnaie nationale face au dollar, les prix de toutes les denrées alimentaires, des médicaments et d’autres produits de base ont augmenté de façon spectaculaire, à une époque où les salaires en livres libanaises restaient inchangés, ce qui empêchait les citoyens de pouvoir assurer tous leurs besoins.

Dimanche dernier, une embarcation de migrants clandestins avait coulé au large de Tripoli, dans le nord, entraînant la mort de plusieurs personnes. Ce n’était pas le premier incident survenu au Liban au cours des dernières années. Suite au déclenchement de la guerre syrienne en 2011, l’immigration clandestine était presque limitée aux Syriens déplacés.

Cependant, le Liban est entré dans une crise économique difficile, qui a entraîné une augmentation dans le nombre de Libanais qui ont eu recours à ce phénomène, malgré ses grands risques. A une époque où une partie des Libanais travaillent encore avec des salaires qui ne leur suffisent pas, une grande partie d’entre eux, notamment les jeunes, languissent chez eux sans trouver de travail.

Il n’y a pas de statistiques précises et officielles au Liban qui peuvent déterminer le taux de chômage.

Cependant, Mohammad Chamseddine, chercheur à l’International Information Company, estime le taux de chômage au Liban est aujourd’hui d’environ 38%, contre 32% l’année dernière.

  


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