36 matchs, 87 buts, peu de matchs nuls (neuf, à peine) et des scores vierges presque inexistants (trois 0-0 orphelins, dont deux obtenus par le Mali). La Coupe d’Afrique des Nations 2025 tient ses promesses - offensives, pour le moins - jusqu’ici, avec 2,41 buts par match, dépassant déjà les 2,29 réalisations par rencontres de l’édition précédente tenue en Côte d’Ivoire. Il faut remonter jusqu’à la CAN 2008, hébergée par le Ghana, pour retrouver une moyenne supérieure (3,06).
Pour le moment, la logique a été respectée : les six têtes de séries du tirage de janvier 2025 ont toutes terminé leader de leur groupe (Maroc, Sénégal, Egypte, Algérie, Nigéria, Côte d’Ivoire). Les sélection du pot 2 (Mali, Tunisie, République démocratique du Congo, Cameroun, Burkina Faso et Afrique du Sud) ont plutôt facilement validé leur tickets en tant que dauphins de leurs poules respectives.
S’il y a des surprises à chercher, c’est plutôt du côté des meilleurs troisièmes qui complèteront les affiches des huitième de finale. Le Mozambique, le Soudan et la Tanzanie (issues du pot 4) ont pris de court certaines valeurs sûres : la Guinée équatoriale, présente parmi les meilleures 16 sélection lors des deux dernières éditions, mais surtout l’Angola et le Gabon, incapable d’engranger le moindre point, malgré un Denis Bouanga étincelant lors du choc face aux Eléphants de Côte d’Ivoire (défaite 2-3).
Meilleure attaque du tournoi jusqu’ici avec 8 buts, les Super Eagles du Nigéria sont l’équipe à battre. Une tâche qui ne semblent pas insurmontable, puisque défensivement, les coéquipiers de Victor Osimhen laissent transparaître une fébrilité qui pourrait coûter cher lors de matchs à élimination directe, avec 4 buts encaissés en 3 matchs. Parmi les équipes qualifiées pour le prochain tour, seuls le Mozambique, le Soudan et la Tunisie affichent une pire prestation défensive.
Pour le moment, la logique a été respectée : les six têtes de séries du tirage de janvier 2025 ont toutes terminé leader de leur groupe (Maroc, Sénégal, Egypte, Algérie, Nigéria, Côte d’Ivoire). Les sélection du pot 2 (Mali, Tunisie, République démocratique du Congo, Cameroun, Burkina Faso et Afrique du Sud) ont plutôt facilement validé leur tickets en tant que dauphins de leurs poules respectives.
S’il y a des surprises à chercher, c’est plutôt du côté des meilleurs troisièmes qui complèteront les affiches des huitième de finale. Le Mozambique, le Soudan et la Tanzanie (issues du pot 4) ont pris de court certaines valeurs sûres : la Guinée équatoriale, présente parmi les meilleures 16 sélection lors des deux dernières éditions, mais surtout l’Angola et le Gabon, incapable d’engranger le moindre point, malgré un Denis Bouanga étincelant lors du choc face aux Eléphants de Côte d’Ivoire (défaite 2-3).
Meilleure attaque du tournoi jusqu’ici avec 8 buts, les Super Eagles du Nigéria sont l’équipe à battre. Une tâche qui ne semblent pas insurmontable, puisque défensivement, les coéquipiers de Victor Osimhen laissent transparaître une fébrilité qui pourrait coûter cher lors de matchs à élimination directe, avec 4 buts encaissés en 3 matchs. Parmi les équipes qualifiées pour le prochain tour, seuls le Mozambique, le Soudan et la Tunisie affichent une pire prestation défensive.
Un Maroc bicéphale, mais solide
Avec 7 points en 3 matchs, l’on pourrait s’imaginer que Walid Regragui devrait se reposer sur ses lauriers, n’ayant concédé qu’un seul but sur les trois affrontements de la phase de poules. Les critiques dont il aura fait l’objet, particulièrement après le match nul concédé au Mali, ne sont pas totalement injustifiées. Les Lions de l’Atlas sont perçus comme ultra-favoris de la compétition, mais le niveau de jeu dont ils accouchent laisse parfois à désirer.
Il est clair que l’aspect psychologique pèse lourdement sur le rendement du collectif. En l’absence du capitaine Achraf Hakimi, aggravée par la blessure - évitable - de Romain Saïss, les Marocains ont par moments eu l’air perdus sur la pelouse. Les deux retournés acrobatiques d’El Kaâbi ont soulagé le public, apportant du spectacle à des prestations collectives plutôt fades.
Walid Regragui a certainement fait preuve de malléabilité lors du troisième match, une qualité appréciée lors de tournois compacts tels que la Coupe d’Afrique des Nations. Replacé en sentinelle, Nail El Aynaoui a rendu une copie quasiment parfaite, grâce à une palette de passes plus diversifiée que son collègue Sofyan Amrabat: en 90 minutes face à la Zambie, le fils de l’ancienne gloire du tennis marocain Younès El Aynaoui a réussi plus de passes longues (5) que Sofyan Amrabat durant les deux premiers matchs (3).
3-2-5 pour attaquer, la tendance du moment
Au bout de 36 matchs, il est clair que les usual suspects de la compétition ont certains points en commun. On observe une nette tendance chez les équipes à vouloir contrôler leurs structures offensives et à générer régulièrement des occasions à partir de positions fixes. Offensivement, le 3-2-5 semble être la formation privilégiée des entraîneurs conscients de leur statut de favori. Cette structure permet d'aligner cinq attaquants à l'avant pour étirer la défense adverse et la maintenir en retrait, deux milieux de terrain pour aider à faire progresser le ballon, créer des occasions, déplacer le ballon sur le rectangle vert et agir comme première ligne de défenseurs si l'adversaire tente une transition vers l’attaque.
Face aux Comores, le 4-3-3 aligné par Walid Regragui comptait sur Diaz et Saibari pour animer offensivement les ailes. Avec Sofyan Amrabat reculant pour former le trio défensif, les latéraux de la sélection ont apporté la largeur sur les flancs, permettant à Diaz et Saibari pour occuper les demi-espaces entre les ailes et le centre du terrain. Mais en l’absence d’automatismes et surtout de numéro 9 de métier (Soufiane Rahimi n’en étant pas un, malheureusement), les centres (plus de 30) n’ont pas trouvé leur adresse.
L’Egypte a opté pour une formation similaire. Mahmoud Trezeguet et Mohamed Salah sont tous deux davantage des ailiers naturels que des milieux offensifs, ce qui a conduit à une approche différente dans la manière dont l'Égypte a contrôlé les matchs. Lors du match des Pharaons contre le Zimbabwe, les Égyptiens ont certes adopté une formation offensive en 3-2-5, mais ils ont appliqué des principes offensifs différents. Salah et Omar Marmoush cherchaient à centrer depuis les ailes dès que possible lorsque les arrières latéraux se repliaient, mais ils se concentraient également sur les incursions vers l'intérieur pour tenter leur chance au tir. Les arrières latéraux assuraient la largeur, tandis que le numéro 10, Emam Ashour, était chargé d'occuper les espaces centraux.
L’exemple du Nigéria est sans doute le plus intéressant. Après avoir aligné un 4-3-3 classique lors du premier match, Eric Chelle a adopté un milieu de terrain en losange face à la Tunisie. Le principal bénéficiaire de ce remaniement ? Ademola Lookman, qui a été déplacé de l'aile gauche au poste de numéro 10 derrière Osimhen et Akor Adams. Après le match, Lookman a déclaré qu'il se sentait désormais « plus proche du but » et qu'il « pouvait manipuler le ballon dans des zones plus dangereuses ». L’artificier de l’Atalanta Bergame surgit dans le dernier tiers du terrain, échappant aux défenseurs et aux milieux de terrain pour se glisser dans les poches d'espace, ce qui rend difficile pour les défenseurs adverses la tâche de le marquer individuellement. Lookman a été impliqué sur 4 buts (2 réalisations, 2 passes décisives) sur les 8 inscrits par le Nigéria jusqu’ici.
Une CAN tous les 4 ans, fausse bonne idée ?
Depuis l’annonce, le 20 décembre dernier, du passage à un cycle de 4 ans pour la Coupe d’Afrique des Nations, le débat ne faiblit pas. Selon les dires du patron du football africain, Patrice Motsepe, la décision est motiviée par "une meilleure adaptation du calendrier africain aux exigences et aux fenêtres internationales de la FIFA". Mais les acteurs sur le terrain sont divisés. D'un côté, les internationaux évoluant dans les grands clubs, qui y voient une décision logique. "Tous les deux ans, on voit les mêmes têtes et on donne moins de mérite au champion. Les gens respecteront plus le football africain", a déclaré Achraf Hakimi en conférence de presse, le 28 décembre. Claude Le Roy, coach émblématique en Afrique, y voit "une bêtise affligeante".






















